Garçon, un panaché, s'il vous plaît !
La dernière liste de candidats à Kerlaz pour les prochaines élections municipales vient de paraître dans la presse locale. Claironnée dès mi-décembre pour une publication en janvier, il aura fallu attendre la clôture officielle des inscriptions pour en savoir davantage. Au moins la presse locale n'aura t-elle pas lésiné (trois articles en trois jours) pour faire connaître et apprécier "Agir et vivre ensemble à Kerlaz". Le Télégramme donne d'ailleurs toute la mesure de "vivre ensemble", car après l'énoncé des candidats, suit en conclusion : "Enfin, à Kerlaz, ville (sic) de moins de 1 000 habitants le panachage est autorisé."
Qu'est-ce à dire ? Une invitation à gouverner ensemble pour vivre ensemble, c'est on ne peut plus démocratique et généreux. À première vue certes, mais pas pour tout le monde. En effet, la liste suscitée comporte quinze candidats, tous acquis on le suppose à la "tête de liste" et son programme. Mais si le programme invite au panachage, donc à l'élection de candidats de l'une ou l'autre des listes adverses, cela invite implicitement à la mise à l'écart de candidats de la présente liste. On aimerait savoir lesquels sont prêts à céder la place, car autant ne pas leur accorder nos suffrages, cela nuirait à la construction de "l'ensemble" cher au chef de projet.
Il existe une seconde interprétation : cette incitation à panacher signifierait que l'électeur ne doit pas craindre de glisser quelques candidats de "Agir et vivre ensemble à Kerlaz" à la place de candidats de l'une ou l'autre liste qui risquerait sinon d'emporter tous les suffrages ? En ce cas cela signifierait un manque de confiance évident dans le projet ou les collaborateurs inscrits pour "Agir, etc".
Autre hypothèse ?

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