jeudi 20 mars 2014

On se fout de notre...

Vers le bureau de vote ?
Depuis plusieurs semaines, trois têtes de liste adjoints sortants, associés à des conseillers sortants ou anciens candidats moins chanceux, nous proclament sans rire qu'il faut du lien social, de la communication, de la transparence. Outre le fait que c'était la base de leur programme de 2008, qui les a fait élire, et qu'ils se sont empressés d'oublier, ils démontrent leur hypocrisie à moins d'une semaine de l'élection. Un ultime conseil municipal avait lieu mardi soir de cette semaine, mais aucune annonce ni information préalable n'a été faite. Rappelons que le conseil municipal est public, et l'une des obligations induites est justement l'annonce publique de sa tenue, faute de quoi il sort de la légalité. Question légalité, on n'est pas à une entorse près chez ces braves, mais si près de l'échéance du mandat en étant candidat au renouvellement montre le peu de considération accordée aux citoyens. Probablement le fait que les trois listes en présence soient "conduites" par des adjoints les amène à penser croire que de toute façon il n'y a pas d'échappatoire pour l'électeur qui sera bien obligé de subir les mêmes et les mêmes méthodes. Erreur, mes chers (si, si, je vous laisse réfléchir là-dessus). Kerlaz reste une petite commune, de moins de mille habitants, et le scrutin invite au panachage. Il reste assez d'autres candidats, après éviction de ces vaniteux, pour constituer un conseil municipal, surtout que si l'on croit ces chefs qui les présentent, ils sont tous compétents. C'est l'occasion d'en profiter, de toutes ces compétences.
Une mention particulière tout-de même pour le maire et son quatrième adjoint qui à une réunion publique dont l'objet était la vie municipale la veille même du conseil n'en ont pipé mot, préférant une querelle de façade. Passe encore que le maire, bien qu'il en ait la charge, se soit abstenu de cette information, car on ne se défait pas si facilement d'une habitude, mais l'adjointe venait de déclamer quelques tirades sur la participation, la transparence, la publicité des débats, etc. Selon une boutade bien connue, les promesses n'engagent que ceux qui y croient, mais en porter la contradiction de l'affirmation à ce point, c'est de l'art (contemporain, hélas).

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