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| D'après Silex and the City |
Le Festival du mot de La Charité-sur-Loire qui fête sa dixième édition cette année, propose à tout un chacun de voter pour désigner le mot de l'année, parmi une liste de 13 mots, dont : abstention, crispation, impatience, matraquage, sanction, connecté, etc. Transparence a été choisi en 2013 par le jury. Nous l'avons depuis souvent entendu au cours de la campagne des élections municipales et même après, un peu partout et beaucoup à Kerlaz, au point de l'illustrer par un affichage des notes de courses du ménage. Alain Rey, directeur éditorial des éditions Le Robert (le dictionnaire de référence) qui préside le jury, commentait ainsi l'an passé le mot choisi : "la TRANSPARENCE est passive; laisser transparaître est encore plus faible que laisser paraître et n’a presque rien à voir avec montrer ni avec éclairer ou clarifier".
À part cette surprenante décoration en vitrophanie de la salle du conseil, "accéder à l'information locale et municipale" semble bien difficile à mettre en œuvre. Le spin doctor doit manquer de vitamines. Notons au passage qu'il nous est promis de pouvoir accéder à l'information, et non de nous transmettre l'information, ce qui aurait montré la volonté d'aller vers les citoyens, plutôt que d'en attendre l'inverse.
Il n'est pas simple d'ouvrir un site internet en très peu de temps pour peu qu'on le souhaite efficace, pratique, interactif et pérenne, et nous attendrons encore ce qui semblait un objectif prioritaire de nos élus, partagé par leurs confrères candidats. Nous avons attendu six ans, nous patienterons bien quelques semaines de plus.
Par contre, l'organe municipal de communication écrite aurait pu refaire surface. Cette carence ne peut résulter d'un manque de budget. Alors, quoi ? Le Petit Prince de Saint-Exupéry* peine à dessiner son mouton ? Il ne faut pas si longtemps pour composer et éditer les quatre pages du format habituel du Petit Kerlazien. Un premier numéro de mandature est vite couvert par le compte rendu des deux premiers conseils municipaux. Point besoin de littérature ni de fantaisies, et la population peut très bien comprendre la primauté de l'information sur la forme, car si le retard tient à la refonte de notre gazette, cela signifie que l'information passe au second plan, contrairement à l'objectif et à ce qu'attend le lecteur. Il serait toujours temps de fignoler la forme pour les prochaines parutions.
La carence de la communication du précédent conseil municipal tenait, selon l'adjointe en campagne devenue maire depuis, à la carence du vice-président de la commission ad hoc de l'époque, un vrai spécialiste pourtant. N'accablons pas celui qui a cette même responsabilité dans l'équipe actuelle, spécialiste lui aussi. Observons qu'il contribue à pas moins de cinq commissions, dont deux qu'il a en charge, plus quatre délégations diverses, et hors conseil est engagé dans la vie associative et salarié à temps plein. Est-ce bien raisonnable, dans la mesure où la candidate-maire nous a promis que cela ne se passerait pas comme avant, et qu'elle mettrait toute son autorité que l'on sait grande à veiller à ce que les commissions fonctionnent ?
Sans un peu de bon sens et de réalisme, la machine s'emballe mais tourne à vide.
Sans un peu de bon sens et de réalisme, la machine s'emballe mais tourne à vide.
(*) référence du/au conseil du 6 avril















