samedi 31 mai 2008

Les souliers neufs font mal aux pieds




Une équipe de randonneurs aux chaussures à crampons, las des chemins caillouteux, à la traversée du village, virent dans la vitrine d’un magasin rénové de beaux souliers vernis, bottines et escarpins pour les dames, et miracle ! en solde, car le bail arrivait à terme. Que voilà une occasion de s’équiper pour arpenter bitume et parquets cirés et se redorer le blason, et tant qu’à faire, à nous la boutique, soyons bourgeois, diantre !

Et de se glisser dans les chausses des anciens locataires. Mais ce qu’ils prenaient pour des pantoufles, à les voir portés par d’autres qui semblaient à l’aise, les contrirent : ces beaux souliers au premier contact fort plaisants, faisaient très vite mal aux pieds, les demi-pointures n’étaient pas prévues, et pour certains serraient très fort aux chevilles, notamment un modèle de bottines pour dames. C’en était presque à regretter le passé, on était plus à l’aise dans ses baskets, mais il faut savoir souffrir; de nos jours les authentiques bottiers ne chaussent qu’en ville. Encore un effort !


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jeudi 22 mai 2008

L'as-tu lu mon Lulu ?


Vous avez vu ? Le Petit Kerlazien, ménant c’est L’Huître. Méchanss d’ici quelques numéros on aura un collier splamb. De perles, eveljust. Cette fois-ci on a eu une de numéro trois au moins, même en première page qu’elle est.
D’omm d’a vell :

- Omma, mais pennoz y font ? à frifurcher partout, et oser se servir ! Ils zont qu’à demander aussi, y-a du monde à servir, méchanss !
- Han, et quel keustrenn y-a eu alors ?
- Ar roarze ! y z-ont pris des matériaux, des vieilles pierres, pour faire des maisons neuves probab’, comme on fait ménant, et laissé des livres à la place
- Pennos, des livres, des Anglais que c’est alors ?
- Soaz baol, vous êtes droche à faire vot’ moderne, c’est pas pour payer, leun levriou gad traou memestra e-g(u)iz Fanch a sell var canal c’hwenenn, d’a zul !
- Han ! E-g(u)iz traou Fanch chomm d’a sellout d’ar zull antar noz : les résultats sportifs éo ?
- Koll or pen ganit ? résultats sportifs ma reor, des chéorenn avec des mell bronnou et même des reor e mez tout, spontuss, mélarditt !
- Malevurus, grez peurc’h ! et comment, vous avez vu ?
- Gastou, puisque c’est interdit au public c’est à la merci de tous, té voar mad !

N’allez pas, dont ! Vous savez bien si vot’ conscience vous dit faut pas aller, y faut faire deustu ! Et arrêtez, hein, sinon ar mestr, aoutrou personn, ou la maîtresse, la bouche-merci-meus-ked-im, vous mettront au piquet, péra !

Deuz t’a bugale, deuz t’a war an aod, ha ning ha no plijadur...

mercredi 21 mai 2008

Dédicace

Ceci est amicalement dédié à un lecteur kerlazien anonyme qui se croit à tort victime de discrimination ethnique, et que cela aidera à mieux comprendre des commentaires antérieurs.
Dessin de Pétillon paru dans le Canard Enchaîné de ce jour

dimanche 18 mai 2008

Allons enfants...


La municipalité invite la population à se prononcer sur l’implantation future du monument aux morts qui doit être déplacé dans le cadre de l’aménagement du bourg, gros chantier initié par l’ancienne municipalité dont le principal est bouclé mais qui laisse quelque marge de manoeuvre dans son exécution; dont acte, et comme on leur demande leur avis (mais ce nest pas un référendum), souhaitons que les Kerlaziens répondent nombreux.

Nous n’inciterons pas à souscrire à l’une ou l’autre des options proposées mais tenterons simplement d’ouvrir le débat par quelques éléments de réflexion sous l’angle symbolique et sous l’angle architectural.
On l’appelle communément “monument aux morts” et donc on est tenté dans une réponse hâtive de dire que la place des morts est au cimetière. Soit, et il est vrai que tel est déjà le cas de nombreux édifices de ce type, mais les morts invoqués ont déjà pour la plupart leur propre sépulture dans le cimetière, et cela revient en quelque sorte à un double enterrement, les cimetières n’étant qu’en de très rares occasions un lieu de déambulation, limité à l’entretien de bienséance de sa propre concession.
Or l’appellation “monument aux morts” n’est que la version paresseuse de “monument aux morts pour la France” soit “pour la République” qui implique la notion de sacrifice, (consenti ou non d’ailleurs mais c’est un autre débat) et en conséquence ceci mériterait que le monument ad hoc ne soit pas rélégué en quelque endroit discret favorisant l’oubli, mais plutôt là où sa présence et son côtoiement fréquent incitent à la pensée, aussi fugace soit-elle, que nous sommes redevables envers ces hommes de notre liberté actuelle. De plus, comme ils sont morts au nom de la République, il serait assez juste que le monument hommage soit proche de ce qui incarne la République, en l’occurrence la mairie, de sorte que ce soit un appel permanent à la vigilance, d’une part à quiconque se rend en cette maison commune, dautre part à ses locataires qui sont là pour servir la population locale mais aussi la République et ses valeurs.
L’autre aspect à prendre en compte dans le choix de l’emplacement est l’architecture du monument, d’autant qu’il doit être reconstruit à l’identique, étant paraît-il classé monument historique. Il s’agit d’un arc pour le moins étrange, car on se demande quelle en est la façade : le côté plat, uni où sont apposées les plaques portant le nom des victimes, ou l’autre face aux ailes travaillées en creux et reliefs ? La gerbe déposée au pied laisse à penser que la façade principale est de ce côté, mais en ce cas on ignore les personnes célébrées qui sont “cachées” derrière; drôle d’hommage... Par contre le support de drapeau pour les célébrations ainsi que l’inscription en breton d’incitation à la prière (bien que l’on fût depuis longtemps en République, laïque, à la construction de l’édifice) sont du côté des noms (c’est logique), confirmant la façade principale.
Quoi qu’il en soit, un arc architectural, pour être mis en valeur doit s’inscrire dans une perspective (ce qui a peut-être été le cas à son origine) et surtout pas en confinement. Il convient donc d’intégrer cette notion dans le choix de l’emplacement.

Ceci étant, la réponse aux options proposées nécessiterait plus d’éléments quant aux possibilités laissées par le schéma d’aménagement du bourg, tant en ce qui concerne l’espace autour de la mairie que dans le nouveau cimetière dont le problème de l’accès n’est pas réglé.

Cela vient de sortir, mais c’est pas nouveau


Enfin, il vient de paraître ! Il refait surface; la gestation a été difficile, puisque le mois de mars étant partiellement “neutralisé” par les élections, il aura fallu tout de même plus d’un mois de plus pour nous informer de toutes les bonnes nouvelles survenues.
Vous n’avez pas eu de mal à le reconnaître, au sortir de votre boîte à lettres, il est tout pareil que d’habitude ! Non pas que l’ancien ne fut méritoire, mais avec une équipe nouvelle, une commission ad’hoc étoffée, jeune, pleine de compétences, on s’attendait à un habillage neuf, un style plus dynamique. Que nenni ! Faut dire que c’est du travail, et si on le fait faire c’est mieux, les petites mains c’est bien confortable. D’ailleurs l’un des sergents recruteurs en vue de compléter prochainement son équipe n’a t-elle-pas comme argument majeur face à la réticence des candidats sollicités : “venez, de toute façon il n’y a rien à faire, il suffit d’être présent”. cqfd.

vendredi 16 mai 2008

Envoyez la monnaie

Le dernier conseil de la communauté de communes a voté dans une belle unanimité, moins une voix tout de même, le doublement des indemnités à son président et ses vice-présidents. Motif : on s’aligne sur les voisins. Argumentation imparable. Quelle importance d’estimer sa charge réelle de travail au service de la collectivité...

Le président Bouër avait une autre notion du devoir et des finances publiques, et l’on n’a pas eu écho de lamentations à ce sujet des conseillers de l’époque, qui avaient voté des montants plus raisonnables. Curieusement les sortants reconduits se sont abstenus de tout commentaire, dans un sens ou dans l’autre. Il faut croire qu’ils s’apprêtent à travailler avec plus d’acharnement, à moins que ce ne soit pour suivre l’exemple d’en haut, notre dirigeant national s’étant lui-même octroyé une belle augmentation, au delà de l’imaginable.
A notre plus modeste niveau, le conseil municipal est dans la mouvance en ayant augmenté le poste d’indemnités des adjoints de 33 %. S’il souhaitait partager la charge de travail ou plus prosaïquement accéder à la demande pressante du titre, en nommant un adjoint de plus que l’ancienne équipe, le conseil avait toujours la possibilité de répartir le budget initial, ce à quoi d’ailleurs tous les adjoints n’étaient pas opposés. Mais leur sens de la mesure n’aura pas convaincu, et de toute façon les contribuables contribueront...

jeudi 15 mai 2008

Entre potes


La municipalité a réuni dans une sympatique réunion conviviale les nouveaux bibliothécaires et l’ancienne équipe.

Il est de tradition de saluer un fidèle serviteur après de nombreuses années de bons et dévoués services, au terme d’un contrat, et offrir fleurs et cadeaux autour d’un pot dit “de l’amitié”. Il est très réjouissant de voir cette réconciliation entre ceux qui ont claqué la porte, fâchés alors contre ceux qui les congratulent aujourdhui. Tant mieux si quelques palabres (au sens africain du terme) ou quelque opportun ambassadeur ont pu vaincre les dissensions.

Mais s’agissait-il d’une manifestation publique ou d’un raout privé ?
La bibliothèque est municipale, ce qui induit la prise en charge de l’évènement par les élus responsables. Mais comment comprendre la tenue à l’écart des lecteurs abonnés ? Etrange comportement que de confiner en private-party des manifestations à caractère public.

mercredi 14 mai 2008

Bonne(s) nouvelle(s ?)


Il a paru !

Le petit Kerlazien vient de sortir.

Si vous ne l’avez pas reçu, soit que le distributeur vous ait ignoré (la qualité du service payé laisse à désirer), soit que votre boîte à lettres porte la mention “pas de pub” (oui, c’est curieux, mais la presse d’information non commerciale des collectivités publiques est assimilée à la publicité), vous pouvez le retirer en mairie.

samedi 10 mai 2008

Rubrique spectacles


Représentation extraordinaire très ordinaire

Noyés dans l'assemblée, les deux acteurs locaux furent réduits au rôle de figurants on ne peut plus banal, somme toute très rassurant. Se gardant bien d'intervenir, arborant un air studieux, parcourant quelques documents, ils laissèrent aller les choses.
Souvent nommé malgré son absence, et peut-être affecté malgré lui, le troisième personnage local fit une entrée remarquée alors que la séance touchait à sa fin. Ce jour là, il est vrai, le soleil invitait à une détente agréablement paresseuse. Pourtant, son désir de premier rôle déjà manifesté aurait dû conduire à plus de conscience professionnelle.
Quand au public, surpassant en nombre les places gracieusement mises à sa disposition, il était fort dubitatif en quittant les lieux. Les prestations futures allaient-elles justifier le doublement des cachets ?
Le plumitif.