jeudi 25 décembre 2008

Au vent marin

Nous venons de recevoir en commentaire au dernier article le texte ci-dessous, qui est sans rapport. Mais comme le propos de ce commentaire concerne un évènement important de la vie de la commune, nous préférons le publier en article afin de le rendre plus visible.
S à K
Bonjour, je suis la boulangerie Au vent marin à Kerlaz pour ceux qui ne savent pas qu'il y a un commerce à Kerlaz . Je vous écris pour vous annoncer la mort de notre commerce pour le début d'année; il n'y aura plus de boulangerie tout sera vendu petit bout par petit bout, car nous éspérions avoir plus de clients avec le lotissement, mais comme diraient certains c'est un site dortoir. C'est vrai qu'il y a la crise et aussi la nouvelle route Quimper Douarnenez, il y a moins de circulation. Même la municipalité ne montre l'exemple, Pierre Jain, Henri Bourveau et d'autres venaient, pas tous les jours ! mais nous savions qu'ils existaient. Une urne sera à la disposition des gens dans notre commerce pour y déposer un ptit mot ou un don car nous n'aurons plus de logement avec toute notre famille nous allons dormir dehors.
Je ne connais pas ceux qui font le site mais je suis à votre disposition. Merci à tous ceux qui pourront nous aider.
Nicolas et Virginie Lothorè et leurs 4 enfants nous vous souhaitons un joyeux Noël

samedi 22 novembre 2008

Havresacs... jaunes !



La presse quotidienne régionale donne à lire des informations nationales, et en pages centrales de ses éditions locales rapporte les évènements du secteur que ses correspondants et journalistes relatent et commentent parfois, et publie également les communiqués transmis par les mairies à l’intention de la population.
Ainsi au diapason des autre médias, notre presse régionale a fait sa une de la commémoration du 11 novembre, cependant qu’en pages intérieures la plupart des communes invitait, avec rappel, au minimum à une participation commémorative le 11, nombre d’entre-elles ayant manifesté la volonté de donner un éclat particulier à cet anniversaire et de faire un réel effort de mémoire.
Samedi 8 novembre on a pu lire sous la rubrique Kerlaz :
“11 NOVEMBRE. Demain, à l’issue de la messe dominicale de 9 h 45, près du monument aux morts”,
et lundi 10 :
“COLLECTE DES SACS JAUNES. Les sacs jaunes seront collectés ce mardi 11 novembre aux heures habituelles”.


“Les poilus sauvés de l’oubli” (la une du Télégramme du 11) ont dû se retourner dans leurs tranchées. Ils espéraient du bleu-blanc-rouge, ce sera du jaune. On ne voit pas très bien l’intention et l’intérêt de cette annonce du 10 car à Kerlaz l’essentiel des sacs jaunes est collecté par containers, lesquels sont remplis par les usagers en continu, donc indépendamment du passage du camion récupérateur. En faire L’Evènement du 11 novembre est pour le moins déplacé et plutôt irrespectueux.
Quant à l’annonce du samedi (que nous supposons fidèle au communiqué original), son libellé très laconique semble tout droit issu d’une méthode présidentielle en vigueur : on fonce, pas de temps à perdre avec des futilités.
On vient de retarder les montres d’une heure : c’est petit ! Nous à Kerlaz nous allons frapper un grand coup : le 9 novembre, après la messe (quelle heure ?... ben... après la messe on vous dit) on changera le calendrier, et on sera le 11 novembre. C’est-y pas une idée de génie ? Le calendrier de la République devient localement un calendrier lithurgique dans lequel le 11 novembre devient le dimanche de l’avant. Comme cela on ne dérange pas les fidèles deux fois, et le mardi on collecte les sacs jaunes tranquillement.
Nous voyons d’ici des esprits chagrins qui lèvent le doigt : la commémoration de l’armistice doit se faire à la date anniversaire : le 11 novembre n’est pas un évènement mobile du calendrier, c’est même pour cela que c’est un jour férié, et pas pour aller à la chasse, fût-ce la fleur au fusil.
C’est mesquin. D’abord, les poilus, ils n’ont rien dit, et puis les forces vives, nos petits soldats d’aujourd’hui, sont tout disposés à renoncer à ce jour férié. Travailler plus... Cela fera l’objet d’une prochaine délibération.

Ce brave Raffarin n’avait rien compris, qui s’en prenait au lundi de Pentecôte.
Comment dites-vous ? Non, non, il n’a pas d’attaches à Kerlaz.

dimanche 19 octobre 2008

Les vieux


“Les vieux ne rêvent plus leurs livres s’ensommeillent leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort le muscat du dimanche ne les fait plus chanter”
Jacques Brel

Le rituel repas des vieux, pardon des “aînés”, c’est plus tendance, a eu lieu ce dimanche précédent, offert par la municipalité en présence du maire et quelques élus qui dans la même tradition visitent à domicile ceux qui
“...ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit du lit à la fenêtre puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit”.

Au conseil municipal précédant cet évènement, Monsieur le maire l’a annoncé en précisant que conformément à la tradition, il sollicitait la présence d’un adjoint et de deux autres élus volontaires pour l’accompagner à cette manifestation dite de sympathie.
Madame l’adjoint aux affaires sociales a d’emblée déclaré qu’elle y participerait d’office, non seulement cette année, mais chaque année de son mandat, considérant que cela allait de soi et relevait de ses attributions. On ne peut que la féliciter pour cet engagement et prise de responsabilité, dans un environnement dont ce n’est franchement pas la tendance.
Car cette déclaration a suscité l’étonnement et l’incompréhension auprès de la plupart des membres du conseil, dont on a bien senti le peu d’enthousiasme, au point que les expérimentés conseillers l’ont même mise en garde en lui précisant de bien considérer que cet évènement (redoutable) avait lieu tous les ans ! Bel élan de solidarité envers leur collègue adjoint, mais nettement moins glorieux envers cette partie de la population dont on ne dédaigne pas pour autant les bulletins de vote; et quand bien même ils ne voteraient pas, les élus n’ont-ils pas en charge la société dans toutes ses composantes ?
Bien sûr, on peut trouver agréables d’autres festivités, communales ou intercommunales auxquelles le titre d’élu ouvre les portes toutes grandes, mais la légitimité ne s’arrête pas aux avantages, en espèces, en nature ou en plaisirs divers.

mercredi 13 août 2008

Pourquoi tuer l'ours ?

On se souvient qu’en cet automne 2004 la nouvelle avait fait grand bruit : un chasseur, se sentant menacé, avait fait feu à bout portant sur Cannelle, ourse des Pyrénées, et l’animal ne s’en était pas remis. S’agissant d’une espèce protégée, le tueur se retrouva au tribunal. Plaidant la légitime défense, il fut relaxé en 2008, après quelques péripéties judiciaires médiatiques.

Beaucoup plus discrètement, un autre chasseur, non identifié, a dû abattre aussi son ours à Kerlaz. Nous devinons votre étonnement : un ours à Kerlaz ? Mais oui. Si les vertes et feuillues étendues locales n’ont pas fait l’objet de campagne de repeuplement comme dans les Pyrénées, nous avions tout de même encore il y a peu notre ours, et d’une espèce protégée tout à fait légalement. Certes, il était tout petit, l’ourson du Petit Kerlazien. Il n’en comportait pas moins le minimum réglementaire : l’indication du responsable de la publication, et aussi sans entrer dans le détail, de la rédaction. Timide, ce vertueux tout petit avait néammoins toute notre affection.
Las ! Depuis le printemps, plus trace de l’ourson. On craint le pire; quelque chasseur se sera-t-il trouvé nez à nez avec l’animal, et dans un fantasme subconscient de trophée l’aura imaginé bien plus grand qu’en réalité, se sentant dès lors menacé et abattant le plantigrade ? Pourtant quelle menace craindre d’un être si inoffensif ...
Ours y est-tu ?
Mais pour l’instant le mystère demeure, aucun cadavre ni autre indice n’étant venu confirmer ou infirmer l’hypothèse.
Peut-être bientôt reverrons-nous notre cher ourson, et qu’alors c’est avec la plus grande satisfaction que nous verrons qu’il a grandi.

mardi 12 août 2008

L'appel du clocher


C’est l’été ! Ceux qui ont le privilège de recevoir Le Petit Kerlazien dans leur boîte à lettres ont pu s’en rendre compte, car il invite clairement à se mettre au vert, et prendre le soleil.
Prendre le soleil, l’exemple nous vient du conseil municipal qui dans sa photo officielle nous apparaît tout bronzé, quasi tanné par les énergisants rayons qui ne profitent pas qu’à primevère et bouton d’or éclatants.
Mais si le bel habit neuf du Petit Kerlazien est tout de vert paré, ce n’est vraisemblablement pas seulement, on l’imagine, parce que la période estivale invite à se mettre au vert. Sans doute cette verte parure évoque symboliquement la tendre verdeur des jeunes pousses, tout en évoquant dans ce message subliminal la station verte, invite aux citoyens et visiteurs épris de nature et d’écologie, tandis que le titre habillé en gwen ha du sympatise avec les fervents d’authentique bretonnitude. Finement joué, bravo !
L’image du bandeau nous paraît moins évidente. Certes on comprend bien, après les fontaines des éditions de printemps, que le premier retour de l’église en tête du numéro de juin annonce le clocher de la nouvelle mouture, cette fois en gros plan. C’est donc le coeur du message. Mais alors que la contre-plongée nous guide dans les hauteurs célestes, pourquoi diable sommes-nous coupés dans notre élan et privés du sommet ? L’important tient donc dans cette partie médiane et tronquée du clocher, ajourée pour favoriser le mouvement et la propagation des sons de l’organe émetteur, tout bronzé lui aussi, appelant les fidèles.
Cette fois c’est clair : l’angélus nouveau est arrivé !

lundi 4 août 2008

Vendredi presque ordinaire

Conseil municipal convoqué le 18 juillet à 20 h 30. Ouverture de la séance à 20 h 40.
Huit conseillers présents. Ouf ! Le quorum est atteint de justesse. Il faut dire que l’ordre du jour n’était guère alléchant au regard des sollicitations estivales et festives toutes proches, et sans la proximité d’un stage à autoriser pour un attaché territorial, les résolutions à prendre n’imposaient pas l’urgence.
Le premier point de l’ordre du jour était l’institution d’un droit de préemption en zones urbanisables. Monsieur le maire présente la proposition comme une incitation faite aux propriétaires à vendre plus rapidement leurs terrains et rentabiliser la station d’épuration. Suit une discussion assez peu probante quant à l’efficacité de la mesure, notamment en raison de l’impossibilité d’intervention sur le prix des transactions, ce qu’a eu bien du mal à assimiler Madame le quatrième adjoint qui en fin de débat a relancé l’interrogation sur la fixation du prix de cession. On reste perplexe devant cette réaction d’élu plein de compétence et tout proche du maire qui pose une question à laquelle celui-ci a déjà répondu par deux fois, et devant l’étonnement des conseillers ne trouve autre argument que “c’était juste une question”. Cela nous rappelle le regretté Coluche dans son sketch parodique d’un jeu radiophonique. A la suite d’une question indice farfelue, l’animateur demandait au candidat “ à quoi pensez-vous, Monsieur ?” et celui-ci de répondre : “à rien, c’était pour faire avancer le smilblik”. Coluche était un artiste.
Notons également l’intense investissement de Monsieur le maire dans sa tâche, au point d’user naturellement du “je” pour évoquer la commune (“j’achète un terrain” par exemple), dont il est certes le représentant légal, mais dont il n’est jamais que mandataire.
Cette résolution est adoptée par défaut.
Les trois points suivants, peu motivants sont adoptés sans non plus de difficulté.
Le cinquième point portait sur l’adoption de la Charte de gestion des espaces côtiers, élaborée et proposée par le Conseil régional.
Après présentation par Monsieur le maire, la discussion s’étend au Conservatoire du littoral, à l’action du Conseil général et au Parc marin d’Iroise. Madame le deuxième adjoint appelle à la méfiance, pour avoir étudié le projet de ce parc dont la rédaction serait trompeuse, et conteste, dit-elle, non le fond mais la forme, mais avoue à un conseiller qui demande précision n’avoir pas tout lu, et de toute façon “il n’y a rien dedans”. Monsieur le maire conseille de ne pas s’engager et attendre pour voir...
Finalement, le conseil émet un vote favorable, à l’unanimité des suffrages exprimés et pour cette fois réellement exprimés. Il était intéressant de remarquer que compte tenu du grand nombre d’absents (le maximum), la répartition inattendue (aléatoire ?) des procurations a conduit à un résultat possiblement différend de celui du vote par les mandants eux-mêmes.
Le conseil a pris fin à 21 heures 30.

lundi 14 juillet 2008

Ah, ça ira, ça ira, ça ira !



Non, ce n’est pas en hommage aux révolutionnaires de 1789 que l’on peut entendre cet air à Kerlaz en ce mois de juillet, mais c’est l’air du pays pour signifier que l’on peut localement adapter quelques lois et décrets républicains, s’appliquant en principe sur tout le territoire national.

Ainsi, le conseil municipal du 27 juin a élu les grands électeurs qui eux-mêmes éliront les sénateurs en septembre. Sont élus trois titulaires, et trois suppléants. Les titulaires sont élus sans distinction d’ordre, car pour cette élection (la seule dans ce cas, dommage...), le vote est obligatoire, et les trois titulaires doivent donc assurer cette tâche sauf cas de force majeure. Mais les suppléants qui pour cette même raison ne votent qu’en cas de défaillance d’un ou plusieurs titulaires, sont soumis à un ordre de priorité, qui est déterminé par le nombre de voix obtenu, et en cas d’égalité de voix, la préséance revient au plus âgé. Pour les trois postes à pourvoir se présentaient trois candidats. Dans une belle unanimité ont donc été élues Mesdames Sylvie Farou, Sylvie Le Coz, et Béatrice Bodson, par 14 voix chacune, et cet ordre a été retenu par le conseil. Mais il se trouve que ces dames sont respectivement nées en 1961, 1959, 1964. Il en résulte qu’aux termes de la Loi (article L288 du Code électoral) l’ordre devrait être : 1er suppléant Madame Sylvie Le Coz (1959), 2ème suppléant Madame Syvie Farou (1961), et 3ème suppléant Madame Béatrice Bodson (1964).

Mais bah, ce n’est que la Loi, et pour son application : ça ira, ça ira, ça ira !

jeudi 10 juillet 2008

Animation estivale

Conseil communautaire, Le Juch, lundi 30 juin à 18 heures.
Après le quart d’heure d’installation, le conseil démarre gentiment et prend sa vitesse de croisière, les différents points à l’ordre du jour sont adoptés comme d’habitude sans que personne n’ait voté ni contre, ni pour. C’est pratique, rapide, et peu consommateur d’énergie, ce qui est bien vu en ces temps difficiles.
La question de l’aménagement de la zone de Lannugat semble passer comme les autres, sans débat et adoption par consensus mou que met à profit le président pour déclarer promptement “adopté à l’unanimité”. Une voix s’élève soudain, celle d’un délégué élu de Douarnenez, qui à la surprise générale, conteste le président “sur le fond et sur la forme”, visant également la commission qui a préparé le sujet. Le point d’achoppement était la nécessité d’acquérir quelque 250 m2 de terrain pour la mise aux normes d’un rond-point.
Sur la forme, le contestataire soupçonne le président et la commission d’arrière-pensées expansionnistes. Un contact “hors champ”, si l’on ose dire, initiative d’un élu qui devait arrondir les angles, aurait au contraire été le catalyseur de cette colère. Protestation du président et d’un membre de la commission, affirmation de leur bonne foi. Intervention alors du maire de Douarnenez, très absorbé jusque là, pour soutenir son poulain déclaré : “je suis allé le chercher parce que c’est un bon !”. Qu’on se le dise !
Sur le fond, la question centrale était la réduction des terres agricoles au bénéfice de l’urbanisation. Cela mérite débat. Mais que vient faire cet acharnement contre un bus urbain supposé circulant à vide ? Que vient faire l’investissement personnel de 700 000 euros proclamé avec insistance ? Les conversations qui suivent égrènent quelques généralités, dont un enterrement affirmé de la pêche... aboutissent à la future déchetterie en passant par les chemins de randonnée, à l’incivilité qui nécessite des barrières, etc. Pour conforter l’intervenant, un autre délégué, agriculteur de son état lui aussi, suggère d’inviter aux futures réunions un technicien de la Chambre d’agriculture, pour avis, tout en insistant sur le fait qu’il ne viendrait peut-être pas...
Cette révolte se conclut par la proclamation par le président, appuyé du maire de Douarnenez, que l’agriculture a trouvé son représentant. Les autres agriculteurs membres du conseil ont dû apprécier... Depuis la presse a rapporté des propos de ce nouveau délégué affirmant, d’une part, qu’il n’y avait pas eu à la communauté de communes de réflexion sur le développement urbain (en rapport avec les agriculteurs) et d’autre part “qu’il n’y avait pas d’agriculteur au conseil municipal de Douarnenez depuis plus de trois mandats”. Que ne s’est-il présenté avant ? mais qu’il ne confonde pas Douarnenez et la communauté de communes, laquelle compte justement depuis des années nombre d’agriculteurs en son conseil, lesquels à défaut de beaucoup investir, se sont peut-être bien investis.
Après ce passionnant débat, Monsieur le maire du Juch, qui recevait en sa mairie, a fort courtoisement convié l’assemblée, élus et non élus, à deviser autour d’un rafraîchissement fort apaisant.

samedi 5 juillet 2008

Vendredi ordinaire

Conseil municipal convoqué le 22 juin à 20 h 30.
Ouverture de la séance à 20 h 40. Treize conseillers présents. Un des deux absents représenté.
Premier point, l’un des deux “gros morceaux” de l’ordre du jour : le rapport sur l’eau.
Concernant l’eau “achetée” : bonne nouvelle, la facture globale étant en légère baisse, l’usager consommateur ne subit pas d’augmentation. Suit l’énumération d’un certain nombre de données d’analyse : tout va bien, nous sommes dans les clous. A une question d’un conseiller à propos du carbone organique dans l’eau distribuée, il est répondu qu’il s’agit d’une mesure pour se situer par rapport aux normes. L’Euro de football n’est pas loin, la tendance est à botter en touche. Cette partie du rapport est adoptée par la nouvelle méthode des “mains sur la table”.
Deuxième partie du rapport sur l’eau : l’assainissement, plus particulièrement l’assainissement collectif. Présentation des statistiques. Monsieur le maire indique que les statistiques ne sont pas fiables car trop peu de résidences sont raccordées. S’en suit une discussion sur le raccordement des foyers théoriquement raccordés, car assujettis, mais pas encore raccordés matériellement. Monsieur le maire voudrait que tous (les raccordables) le soient effectivement au plus tôt de façon à vérifier le bon fonctionnement de la station d’épuration et en cas de défaillance pouvoir exercer un recours sous garantie. Reviennent alors les questions et remarques du conseil du 18 avril quant aux contraintes et pénalités éventuelles à imposer aux retardataires, et tout de même le problème fondamental du prix de revient des travaux à effectuer, à la charge de l’abonné. Au final, cette partie du rapport est également adoptée, mais cette fois à main levée, les votants favorables s’étant exprimés après l’abstention des “contre” et des “abstentionnistes” (ça devient compliqué les votes, ce qui amène le premier adjoint à demander “qui ne vote pas ?”, car explique-t-il, ne pas voter, ce n’est pas une abstention; il est vrai que dans ce contexte les plus purs traditionnalistes ont de quoi y perdre leur latin).
Deuxième point : modification du bureau du SIVU.
Adopté à l’unanimité des abstentionnistes.
Troisième point : déplacement du monument aux morts.
Monsieur le maire demande accord du conseil pour entamer les démarches officielles auprès de l’architecte des Bâtiments de France. Des conseillers s’enquièrent du résultat du questionnaire adressé à la population dans un récent Petit Kerlazien; Madame la secrétaire de mairie indique que le nombre de réponses est de l’ordre de 43 ou 44. Le dépouillement n’a pas encore été parachevé, mais la tendance des souhaits serait une implantation à proximité de la mairie, ce qui réjouit certains conseillers, car paraît-il cela coïncide avec l’avis de l’architecte chargé de l’aménagement du bourg. Il est aussi prévu de demander l’avis de l’Association des anciens combattants, qui ne se sont pas exprimés pour l’instant (?). Monsieur le maire précise que de toute façon en dernier ressort, ce sera l’architecte des Bâtiments de France qui décidera. (NDLR : au vu de cette discussion, on peut se demander quels sont l’objectif et la valeur de la consultation de la population dans cette entreprise.) Le conseil autorise Monsieur le maire à entreprendre les démarches.
Quatrième point : budget du CCAS à prévoir.
Monsieur le maire donne la parole à Madame le second adjoint, chargé de l’action sociale, qui sollicite un vote de principe de budget du CCAS, celui-ci ne s’étant pas réuni et n’ayant donc pas fixé ses objectifs, à fortiori son budget prévisionnel. Adopté.
Point suivant : autorisation d’embauche par Monsier le maire de personnel municipal occasionnel ou saisonnier sans nécessité de délibération du conseil municipal. Adopté.
Sixième et deuxième point d’importance : élection de six grands électeurs en vue des élections sénatoriales.
Le scrutin secret est obligatoire, un bureau électoral est constitué.
Candidats titulaires : KERVOALEN Michel (12 voix, élu), ROGUEDA Henriette (12 voix, élue), HERNANDEZ Marie-Thérèse (9 voix, élue au bénéfice de l’âge), SALM Henri (9 voix, non élu)
Candidats suppléants : FAROU Sylvie, LE COZ Sylvie, BODSON Béatrice. Tous trois ont obtenu 14 voix. L’ordre de suppléance est fixé tel que ci-dessus.
Affaires diverses : Question de Madame la vice-présidente de la commission “Loisirs, sports, jeunesse” à Madame le quatrième adjoint quant aux résultats des actions entreprises dans ce domaine, notamment avec l’ULAMIR, et dont cette dernière s’était fait l’écho prometteur au conseil précédent. La réponse est reportée à l’après conseil, en séance non publique, la justification de ce huis clos n’étant pas précisée.
Clôture officielle du conseil à 22 heures 15.

mardi 24 juin 2008

Si c’est dans le journal...


Lu dans Le Télégramme du 17 juin, rubrique KERLAZ : “Conseil. Les nouveaux élus aux commandes”.
S’il faut croire ce qui est écrit dans le journal, les nouveaux élus, soit cinq conseillers issus du scrutin de 25 mai dernier auraient pris les commandes. Les commandes de quoi, du conseil municipal ? Au premier conseil auquel ils ont participé, ils n’ont pas été officiellement accueillis. Certes, ces nouveaux venus et les anciens se connaissent, puisque ces derniers les ont recrutés avec persuasion, faute de candidatures spontanées, et cette sympathique assemblée devisait allègrement avant l’ouverture du conseil. Mais dans une instance officielle, un minimum de protocole, en général simple et naturel, est de mise pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux participants. Quoi qu’il en soit, les nouveaux conseillers se sont normalement inscrits dans les différents commissions, ce qui ne permet pas de dire qu’ils sont aux commandes. Ils le sont au même titre que chacun des conseillers élus, avec pas plus (ni moins) de pouvoir. La photo de l’article contredit d’ailleurs plutôt l’affirmation du titre car les nouveaux sont assez camouflés dans les lignes arrières. Mais peut-être que le véhicule-conseil est équipé de doubles commandes. Bon vent à cette nouvelle assemblée, délibérative.

et dans le magazine...
Le Petit Kerlazien de juin a été distribué, cahin-caha comme d’habitude, le distributeur fait à sa guise (c’est un contrat pourtant). Comme d’habitude aussi la présentation et le contenu général, mais il paraît que bientôt cela va changer. Qu’il nous soit permis quelques modestes suggestions pour une lecture plus limpide :
- éviter que les compte-rendus de conseil municipal s’entrecroisent : ainsi en mai, nous avions une partie du conseil du 4 mars, et une partie de conseil du 3 avril, tandis que le numéro de juin reprend la suite du conseil du 4 mars et passe au conseil du 18 avril. Pas facile de s’y retrouver. Mais au fait, n’y aurait-il pas un conseil de perdu dans l’affaire ? Le lecteur est informé des commissions municipales, mais ne sait pas que le conseil du 22 mars a élu le maire et ses adjoints. Peut-être au prochain numéro...
- comme dans plusieurs numéros des années précédentes, le Petit Kerlazien fait une offre de vacances d’été, en proposant et promouvant les services d’une association, mais dont seul le sigle la nomme. Il serait souhaitable que son nom et quelques mots de présentation de son objet statutaire, ses valeurs, ses finalités, précèdent l’offre proprement dite, ainsi chacun pourrait déjà se sentir concerné et poursuivre grâce aux coordonnées affichées, ou savoir de suite que cette offre ne lui convient pas.
RP

Dur labeur...

Lors de la dernière séance, le quatrième adjoint s’est adressé au conseil municipal pour l’informer de sa représentation à plusieurs évènements ce même jour : la célébration du centenaire de l’implantation à Kerlaz de l’association Championnet (dont fait partie l’IME) et l’opération “portes ouvertes” à l’école publique de Kerlaz en fin d’après-midi, en déclarant “les élus ont été très sollicités”.
Qu’un conseiller s’adresse ainsi à ses collègues pour relater ce qui ne concerne qu’une partie d’entre eux semble curieux : les autres ne seraient-ils pas eux aussi des “élus”, ou alors, il y a des Elus (avec majuscule) et des élus, tout en minuscules. Une réécriture du Code électoral s’impose, sinon il devient difficile de suivre ces subtilités que le tableau affiché à la porte de la mairie n’explicite pas.
Cette déclaration surprend aussi par sa tonalité de quasi-surmenage. Pour l’IME, il s’agissait dans l’après-midi (à Plogonnec) d’une présentation de l’association suivie d’un pot d’amitié, avec, intercalée, une conférence d’universitaire; plus tard, à l’école communale la visite suivie elle aussi du pot traditionnel, invitait à se rendre compte des conditions de travail des élèves et du personnel, et des équipements intérieurs et extérieurs (matériels divers, informatique, jeux, panneaux de basket, etc).
Mais, au conseil, guère de compte rendu ni précisions qui auraient pu permettre d’estimer à sa juste valeur la si forte sollicitation et compatir à la pénibilité de la tâche (était-ce le voyage, les conditions d’accueil, la mauvaise qualité des rafraîchissements, les petits fours qui étaient indigestes, ou la conférence ?).
Peut-être sera-ce l’objet d’un rapport et sujet de réflexion pour une séance de travail de quelque(s) commission(s) concernée(s).
NS
PS : Thème de la conférence : “Dans une société qui prône la performance, quelle place pour la fragilité, la vulnérabilité ?” par Yves Michaud, professeur agrégé, docteur en philosophie, que l’on peut entendre le dimanche matin de 11 heures à 12 heures sur France-Culture dans l’émission-débat de Philippe Meyer “L’esprit public”, et auteur entre autres ouvrages de “Violence et politique” en 1978, et “Chirac dans le texte, la parole et l’impuissance” en 2004.

dimanche 22 juin 2008

Vendredi ordinaire

Conseil municipal vendredi 13 à 20 h 30.
Quatorze élus présents, un absent.
Début de la séance dès 20 h 40 par la fixation du tarif de concession des emplacements du colombarium. Après énoncé du prix de revient et des situations de communes environnantes, Monsieur le maire propose de fixer le prix de la concession à 420 € pour une durée de dix ans renouvelable. Un conseiller (membre de la commission des finances) demande comment est obtenu ce montant. Monsieur le premier adjoint répond qu’il résulte d’une “salade” (sic) entre les données des communes environnantes. Pas de commentaire de Madame l’adjoint aux finances ni de Madame l’adjoint aux affaires sociales. Voté à l’unanimité par défaut de main levée.
Deuxième point : signature d’un contrat de prêt de trésorerie sous forme d’ouverture de crédit. Monsieur le maire propose, au vu des différentes offres, de contracter la proposition du Crédit Agricole, plus souple d’utilisation (pas de tranches imposées) et au taux plus avantageux. Quelques questions de conseillers sur des aspects techniques auxquelles répondent Monsieur le maire et Madame la secrétaire générale de mairie. Pas d’intervention de Madame l’adjoint aux finances. Adopté à l’unanimité par défaut de main levée.
Troisième point : intégration des nouveaux conseillers aux différentes commissions communales. La commission “environnement, agriculture, tourisme et patrimoine” se trouve être la plus importante avec neuf membres, devançant la commission “travaux, voirie, sécurité, urbanisme” qui en compte huit. La commission “affaires scolaires et personnel” suscite pas mal d’intérêt : six membres, davantage que l’action sociale (cinq membres) qui ne mobilise pas plus que “information et communication”, tandis que la commission des finances ne recrute que quatre élus.
Point suivant : attribution d’indemnités au régisseur titulaire de la bibliothèque. Des deux options possibles présentées, forfait ou remboursement sur justificatifs, cette dernière est adoptée par non opposition de douze conseillers et deux mains levées pour abstention.
Point suivant : autorisation de signature par le maire d’un acte de cession gratuite de terrain en faveur de la commune, à l’occasion d’une autorisation de lotissement, (opération qui devait être parfaite par l’ancienne municipalité mais qui aurait pris du retard à la préparation des documents indépendamment de la commune). Monsieur l’adjoint chargé des travaux, de la voirie, de la sécurité et de l’urbanisme souhaite que l’assemblée adopte une résolution contraignant les futurs lotisseurs à une cession gratuite de terrain. Madame la secrétaire générale de mairie informe que ces situations sont rares et le conseil peut donc évaluer les projets au cas par cas. L’autorisation de signature est adoptée par non opposition ni abstention. Le projet de résolution n’est pas pris en considération.
Point suivant : modification des délégations au SIVU du futur centre de secours. La déléguée suppléante étant seule présente de la commune à la réunion constitutive du bureau du SIVU s’est trouvée de fait élue à ce même bureau, qui ne compte normalement en son sein que des titulaires, d’où la nécessité, soit de requalifier les délégués, soit de remettre en cause l’élection interne du SIVU. Après une séquence à huis clos, le conseil requalifie les délégués en titularisant le délégué élu au SIVU, l’un des deux autres initialement titulaire devenant suppléant.
Septième résolution : passation d’une convention avec un organisme de formation pour le personnel communal. Adopté.
Huitième résolution : élection de deux délégués (un titulaire et un suppléant) à l’Association de gestion intercommunale de la rivière Le Ris.
Affaires diverses :
- Madame l’adjoint à l’action sociale informe de la mise en place prochaine du Comité communal d’action sociale, les conditions légales requises (membres le constituant) étant près d’être remplies. Une somme de 1 000 € est déjà provisionnée au budget général.
- nettoyage annuel bénévole des plages samedi 28 juin à partir de 9 h 30, matériel fourni par la Communauté de communes; ceci amène à évoquer le problème des algues vertes : Monsieur le Maire indique qu’à l’heure actuelle il n’existe pas de lieu de stockage autorisé, en attente d’une réponse de la préfecture
- diverses manifestations à l’école : spectacle des enfants le 20 juin et repas le 28 juin en soirée, précédant le feu de Saint-Jean. Intervention de Madame le conseiller Présidente de l’APE pour déplorer le peu d’engagement de ses membres et bénévoles et solliciter de l’aide “physique”. Intervention de Madame l’adjoint aux affaires scolaires pour informer du recencement de 28 enfants de Kerlaz scolarisés à l’extérieur, d’un projet de centre de loisirs avec l’ULAMIR, de la diffusion d’un questionnaire à l’école et dans les familles.
- nécessité de trouver un bénévole assurant la gestion de la location du matériel municipal mis à disposition des habitants (tables, etc...).
Prochain conseil le 27 juin; ordre du jour : rapport sur l’eau et détermination des grands électeurs en vue de l’élection prochaine des sénateurs.
NS

mercredi 18 juin 2008

Rubrique spectacles


La saison continue.

Est-ce l’approche de l’été qui généra cette inconsciente effervescence avant même l’entrée en scène ou l’effet d’une troupe étoffée ?
La pièce s’ouvrit par une “salade”(1) funéraire servie cahin-caha par le metteur en scène mais que son assistant fit avaler sans difficulté aucune, à tous les participants attablés, sans qu’ils en connaissent la composition (secret culinaire bien gardé que l’on ne dévoila point à un acteur qui en fit la demande).
Puis le souffleur eut fort à faire pour secourir à maintes reprises, le metteur en scène perdu dans ses notes et semblant avoir oublié jusqu’à leur contenu. Le rituel du ballet des doigts levés fut en partie remplacé par le jeu des statues (innovation issue d’une expérience récente, semble-t-il) et les petits papiers se passèrent d’enveloppes, lors du placement des nouveaux membres de la troupe.
Le plus étonnant fut la nouvelle disposition des personnages. Côté cour, l’on prenait la pose, empesés, l’on accentuait le sérieux jusqu’à la caricature et certains se gonflaient d’importance. Côté jardin, la frivolité l’emportait, l’on s’agitait, l’on montrait des visages ravis, surtout l’on jacassait indéfiniment et l’on était à cent lieues de l’action en cours. Cela en devint si gênant que le premier rôle lui même réclama le silence...

Bientôt, le vent faraud qui s’était levé avant la séance souffla avec plus de vigueur et ne voilà-t-il pas que tous, s’animant soudainement, commencèrent à jouer une autre pièce, totalement différente et dont les rôles leur convenaient nettement mieux. Mais voilà, celle-là n’était pas à l’affiche et se joue d’ordinaire dans un tout autre décor.

La “salade” était au menu, la pièce fut un navet !

Le plumitif
(1) : terme authentique repris du texte original de la pièce

mercredi 4 juin 2008

Bonne conduite


Il y a une semaine, des panneaux routiers et autres biens publics ont été maculés d’inscriptions insanes à Kerlaz et dans les environs, très vite nettoyés et remis en état, fort heureusement.
Ayant eu connaissance de cet incident, nous avions estimé préférable de ne pas le commenter au double motif qu’il s’agissait d’un acte irraisonné, et que vite effacé, il était préférable de n’en faire aucune publicité, fût-ce pour le déplorer.
Il se trouve que ce fugitif évènement n’est pas passé inaperçu de tous, et qu’il fait l’objet de rumeurs une semaine plus tard, allant jusqu’à suggérer que l’un des auteurs de ce site n’y serait pas étranger, ce qui nous conduit à cette mise au point.
1 - Nous sommes totalement étrangers à ce fait divers, et sans rapport aucun avec son auteur, qui a eu la délicatesse de signer ses oeuvres, ce qu’auraient dû savoir ceux qui commentent des faits rapportés par d’autres qui les tiennent d’autres encore, et ainsi de suite.
2 - Si nous critiquons un fait ou l’exercice d’une fonction, c’est en l’étayant d’éléments vérifiables et d’arguments, auquels tout un chacun peut répondre, à fortiori ceux qui sont mis en cause.
3 - Nous n’admettons pas, quel que soit le motif d’insatisfaction ou la revendication, la détérioration des biens publics.
Pour ces principales raisons parmi d’autres, nous condamnons de tels actes, contraints de leur faire une publicité que nous ne souhaitions pas.
Quant aux colporteurs de tout poil, qu’ils mettent leurs capacités au service de la collectivité en rendant publiques leurs utiles connaissances et réflexions.

dimanche 1 juin 2008

La gale, une MST ?


Dimanche dernier, des témoins attentifs ont pu observer, au bureau de vote lors du déroulement du scrutin des élections partielles ainsi qu’à la clôture et au dépouillement, un comportement étrange : le refus obstiné et muet du maire et des adjoints de saluer certains électeurs et leur conjoint. Un (le ?) porte parole a tout de même avancé comme motif à l’un de ces “irrecevables” : “c’est à cause de vous qu’on est là”, ce qui, comme le malvenu était l’un des cinq démissionnaires, aurait pu exprimer la rancoeur de devoir tenir l’urne par si beau temps au lieu de profiter du bon air.
Mais on sentait bien que ce n’était que réplique de façade, car, à moins d’un pique-nique prévu de longue date pour un conseil extramuros, comment expliquer cette soudaine coalition, alors que d’une part, ces partielles étaient prévues (sauf la date) depuis le 22 mars, et que d’autre part tous les démissionnaires n’étaient pas logés à la même enseigne, certains bénéficiant d’aimables effusions; et comment justifier l’application de cette consigne au conjoint ? C’est curieux cette façon un peu sicilienne de traiter les affaires en famille... d’ailleurs dans le même sens un conjoint d’adjoint s’est justement adjoint (si, si, on peut s’autopromouvoir élu, et diriger, quand c’est une vocation dans la famille, par personne interposée) au mouvement d’humeur. Etrange.

L’explication nous est venue ces jours-ci.
Cinq cas de gale ont été décelés il y a une semaine à Douarnenez, la plupart dans une maison de retraite. Or parmi les démissionnaires, on compte trois retraités, encore vaillants, certes, mais retraités tout de même. Il y avait donc de quoi appliquer des mesures préventives pour la santé publique de Kerlaz, car imaginez si le maire et les adjoints, qui serrent des mains, et plus si affinités, à longueur de journée, s’étaient trouvés contaminés par ces porteurs de germe, et les avaient diffusés à leur tour... On tremble à la simple évocation de cette pandémie.
Mais qu’on se rassure, la direction de l’hôpital affirme dans la presse : “ce n’est pas une maladie grave et les traitements sont efficaces”, et surtout : “la forme repérée à Ty Plomarc’h n’est pas du type sexuellement transmissible”.

On respire !

samedi 31 mai 2008

Les souliers neufs font mal aux pieds




Une équipe de randonneurs aux chaussures à crampons, las des chemins caillouteux, à la traversée du village, virent dans la vitrine d’un magasin rénové de beaux souliers vernis, bottines et escarpins pour les dames, et miracle ! en solde, car le bail arrivait à terme. Que voilà une occasion de s’équiper pour arpenter bitume et parquets cirés et se redorer le blason, et tant qu’à faire, à nous la boutique, soyons bourgeois, diantre !

Et de se glisser dans les chausses des anciens locataires. Mais ce qu’ils prenaient pour des pantoufles, à les voir portés par d’autres qui semblaient à l’aise, les contrirent : ces beaux souliers au premier contact fort plaisants, faisaient très vite mal aux pieds, les demi-pointures n’étaient pas prévues, et pour certains serraient très fort aux chevilles, notamment un modèle de bottines pour dames. C’en était presque à regretter le passé, on était plus à l’aise dans ses baskets, mais il faut savoir souffrir; de nos jours les authentiques bottiers ne chaussent qu’en ville. Encore un effort !


Lien utile :


(publicité totalement gratuite)

jeudi 22 mai 2008

L'as-tu lu mon Lulu ?


Vous avez vu ? Le Petit Kerlazien, ménant c’est L’Huître. Méchanss d’ici quelques numéros on aura un collier splamb. De perles, eveljust. Cette fois-ci on a eu une de numéro trois au moins, même en première page qu’elle est.
D’omm d’a vell :

- Omma, mais pennoz y font ? à frifurcher partout, et oser se servir ! Ils zont qu’à demander aussi, y-a du monde à servir, méchanss !
- Han, et quel keustrenn y-a eu alors ?
- Ar roarze ! y z-ont pris des matériaux, des vieilles pierres, pour faire des maisons neuves probab’, comme on fait ménant, et laissé des livres à la place
- Pennos, des livres, des Anglais que c’est alors ?
- Soaz baol, vous êtes droche à faire vot’ moderne, c’est pas pour payer, leun levriou gad traou memestra e-g(u)iz Fanch a sell var canal c’hwenenn, d’a zul !
- Han ! E-g(u)iz traou Fanch chomm d’a sellout d’ar zull antar noz : les résultats sportifs éo ?
- Koll or pen ganit ? résultats sportifs ma reor, des chéorenn avec des mell bronnou et même des reor e mez tout, spontuss, mélarditt !
- Malevurus, grez peurc’h ! et comment, vous avez vu ?
- Gastou, puisque c’est interdit au public c’est à la merci de tous, té voar mad !

N’allez pas, dont ! Vous savez bien si vot’ conscience vous dit faut pas aller, y faut faire deustu ! Et arrêtez, hein, sinon ar mestr, aoutrou personn, ou la maîtresse, la bouche-merci-meus-ked-im, vous mettront au piquet, péra !

Deuz t’a bugale, deuz t’a war an aod, ha ning ha no plijadur...

mercredi 21 mai 2008

Dédicace

Ceci est amicalement dédié à un lecteur kerlazien anonyme qui se croit à tort victime de discrimination ethnique, et que cela aidera à mieux comprendre des commentaires antérieurs.
Dessin de Pétillon paru dans le Canard Enchaîné de ce jour

dimanche 18 mai 2008

Allons enfants...


La municipalité invite la population à se prononcer sur l’implantation future du monument aux morts qui doit être déplacé dans le cadre de l’aménagement du bourg, gros chantier initié par l’ancienne municipalité dont le principal est bouclé mais qui laisse quelque marge de manoeuvre dans son exécution; dont acte, et comme on leur demande leur avis (mais ce nest pas un référendum), souhaitons que les Kerlaziens répondent nombreux.

Nous n’inciterons pas à souscrire à l’une ou l’autre des options proposées mais tenterons simplement d’ouvrir le débat par quelques éléments de réflexion sous l’angle symbolique et sous l’angle architectural.
On l’appelle communément “monument aux morts” et donc on est tenté dans une réponse hâtive de dire que la place des morts est au cimetière. Soit, et il est vrai que tel est déjà le cas de nombreux édifices de ce type, mais les morts invoqués ont déjà pour la plupart leur propre sépulture dans le cimetière, et cela revient en quelque sorte à un double enterrement, les cimetières n’étant qu’en de très rares occasions un lieu de déambulation, limité à l’entretien de bienséance de sa propre concession.
Or l’appellation “monument aux morts” n’est que la version paresseuse de “monument aux morts pour la France” soit “pour la République” qui implique la notion de sacrifice, (consenti ou non d’ailleurs mais c’est un autre débat) et en conséquence ceci mériterait que le monument ad hoc ne soit pas rélégué en quelque endroit discret favorisant l’oubli, mais plutôt là où sa présence et son côtoiement fréquent incitent à la pensée, aussi fugace soit-elle, que nous sommes redevables envers ces hommes de notre liberté actuelle. De plus, comme ils sont morts au nom de la République, il serait assez juste que le monument hommage soit proche de ce qui incarne la République, en l’occurrence la mairie, de sorte que ce soit un appel permanent à la vigilance, d’une part à quiconque se rend en cette maison commune, dautre part à ses locataires qui sont là pour servir la population locale mais aussi la République et ses valeurs.
L’autre aspect à prendre en compte dans le choix de l’emplacement est l’architecture du monument, d’autant qu’il doit être reconstruit à l’identique, étant paraît-il classé monument historique. Il s’agit d’un arc pour le moins étrange, car on se demande quelle en est la façade : le côté plat, uni où sont apposées les plaques portant le nom des victimes, ou l’autre face aux ailes travaillées en creux et reliefs ? La gerbe déposée au pied laisse à penser que la façade principale est de ce côté, mais en ce cas on ignore les personnes célébrées qui sont “cachées” derrière; drôle d’hommage... Par contre le support de drapeau pour les célébrations ainsi que l’inscription en breton d’incitation à la prière (bien que l’on fût depuis longtemps en République, laïque, à la construction de l’édifice) sont du côté des noms (c’est logique), confirmant la façade principale.
Quoi qu’il en soit, un arc architectural, pour être mis en valeur doit s’inscrire dans une perspective (ce qui a peut-être été le cas à son origine) et surtout pas en confinement. Il convient donc d’intégrer cette notion dans le choix de l’emplacement.

Ceci étant, la réponse aux options proposées nécessiterait plus d’éléments quant aux possibilités laissées par le schéma d’aménagement du bourg, tant en ce qui concerne l’espace autour de la mairie que dans le nouveau cimetière dont le problème de l’accès n’est pas réglé.

Cela vient de sortir, mais c’est pas nouveau


Enfin, il vient de paraître ! Il refait surface; la gestation a été difficile, puisque le mois de mars étant partiellement “neutralisé” par les élections, il aura fallu tout de même plus d’un mois de plus pour nous informer de toutes les bonnes nouvelles survenues.
Vous n’avez pas eu de mal à le reconnaître, au sortir de votre boîte à lettres, il est tout pareil que d’habitude ! Non pas que l’ancien ne fut méritoire, mais avec une équipe nouvelle, une commission ad’hoc étoffée, jeune, pleine de compétences, on s’attendait à un habillage neuf, un style plus dynamique. Que nenni ! Faut dire que c’est du travail, et si on le fait faire c’est mieux, les petites mains c’est bien confortable. D’ailleurs l’un des sergents recruteurs en vue de compléter prochainement son équipe n’a t-elle-pas comme argument majeur face à la réticence des candidats sollicités : “venez, de toute façon il n’y a rien à faire, il suffit d’être présent”. cqfd.

vendredi 16 mai 2008

Envoyez la monnaie

Le dernier conseil de la communauté de communes a voté dans une belle unanimité, moins une voix tout de même, le doublement des indemnités à son président et ses vice-présidents. Motif : on s’aligne sur les voisins. Argumentation imparable. Quelle importance d’estimer sa charge réelle de travail au service de la collectivité...

Le président Bouër avait une autre notion du devoir et des finances publiques, et l’on n’a pas eu écho de lamentations à ce sujet des conseillers de l’époque, qui avaient voté des montants plus raisonnables. Curieusement les sortants reconduits se sont abstenus de tout commentaire, dans un sens ou dans l’autre. Il faut croire qu’ils s’apprêtent à travailler avec plus d’acharnement, à moins que ce ne soit pour suivre l’exemple d’en haut, notre dirigeant national s’étant lui-même octroyé une belle augmentation, au delà de l’imaginable.
A notre plus modeste niveau, le conseil municipal est dans la mouvance en ayant augmenté le poste d’indemnités des adjoints de 33 %. S’il souhaitait partager la charge de travail ou plus prosaïquement accéder à la demande pressante du titre, en nommant un adjoint de plus que l’ancienne équipe, le conseil avait toujours la possibilité de répartir le budget initial, ce à quoi d’ailleurs tous les adjoints n’étaient pas opposés. Mais leur sens de la mesure n’aura pas convaincu, et de toute façon les contribuables contribueront...

jeudi 15 mai 2008

Entre potes


La municipalité a réuni dans une sympatique réunion conviviale les nouveaux bibliothécaires et l’ancienne équipe.

Il est de tradition de saluer un fidèle serviteur après de nombreuses années de bons et dévoués services, au terme d’un contrat, et offrir fleurs et cadeaux autour d’un pot dit “de l’amitié”. Il est très réjouissant de voir cette réconciliation entre ceux qui ont claqué la porte, fâchés alors contre ceux qui les congratulent aujourdhui. Tant mieux si quelques palabres (au sens africain du terme) ou quelque opportun ambassadeur ont pu vaincre les dissensions.

Mais s’agissait-il d’une manifestation publique ou d’un raout privé ?
La bibliothèque est municipale, ce qui induit la prise en charge de l’évènement par les élus responsables. Mais comment comprendre la tenue à l’écart des lecteurs abonnés ? Etrange comportement que de confiner en private-party des manifestations à caractère public.

mercredi 14 mai 2008

Bonne(s) nouvelle(s ?)


Il a paru !

Le petit Kerlazien vient de sortir.

Si vous ne l’avez pas reçu, soit que le distributeur vous ait ignoré (la qualité du service payé laisse à désirer), soit que votre boîte à lettres porte la mention “pas de pub” (oui, c’est curieux, mais la presse d’information non commerciale des collectivités publiques est assimilée à la publicité), vous pouvez le retirer en mairie.

samedi 10 mai 2008

Rubrique spectacles


Représentation extraordinaire très ordinaire

Noyés dans l'assemblée, les deux acteurs locaux furent réduits au rôle de figurants on ne peut plus banal, somme toute très rassurant. Se gardant bien d'intervenir, arborant un air studieux, parcourant quelques documents, ils laissèrent aller les choses.
Souvent nommé malgré son absence, et peut-être affecté malgré lui, le troisième personnage local fit une entrée remarquée alors que la séance touchait à sa fin. Ce jour là, il est vrai, le soleil invitait à une détente agréablement paresseuse. Pourtant, son désir de premier rôle déjà manifesté aurait dû conduire à plus de conscience professionnelle.
Quand au public, surpassant en nombre les places gracieusement mises à sa disposition, il était fort dubitatif en quittant les lieux. Les prestations futures allaient-elles justifier le doublement des cachets ?
Le plumitif.

mercredi 30 avril 2008

Bonne nouvelle



La bibliothèque municipale, qui avait dû fermer pour cause de démission collective des bénévoles va rouvrir à partir du vendredi 2 mai aux horaires précédemment en vigueur.
Gageons que de nombreux Kerlaziens qui auront retrouvé ou trouvé le goût de la lecture assureront la pérennité et le développement de ce service public qui au delà du divertissement est porteur d’échanges d’idées et de réflexions, indispensables à l’épanouissement de chacun et de tous.

mardi 29 avril 2008

L'ANPE recrute

L’ANPE* locale recrute à Kerlaz.
Nature de l’emploi : figuration.
Critères de recrutement : pas de connaissances particulières. Bonne audition monophonique, bonne voix basse pour choeur. La myopie n’est pas un handicap. Petits travaux de pliage de papier de temps en temps. Aptitude à lever les bras et faire la claque*.
Pas de grande disponibilité exigée, travail posté essentiellement en soirée, annualisé mais peu d’heures au total, beaucoup de RTT*.
Il s’agit d’un CDD de durée exceptionnelle de six ans moins trois mois, sauf faillite de l’employeur.
Rémunération pas prévue mais avantages possibles. Petite collation au cas par cas.
Attention, le recrutement se fait par démarchage à domicile, aussi la plus grande vigilance s’impose : exigez de voir la carte d’accréditation des démarcheurs, et la lettre d’introduction qui doit comporter la mention “Faire bonne figure à Kerlaz”. Les opérations de recrutement ont déjà commencé, mais bien que la situation de l’emploi ne soit pas très brillante en général, lisez attentivement le contrat d’embauche et n’hésitez pas à faire valoir vos prétentions, car pour cette offre peu alléchante les postulants, lucides, se font rares, et déclinent la proposition successivement, aussi les enchères vont grimper.
En cas de candidature, si négligence de la visite des agents recruteurs, s’adresser à la mairie, service Général, ou affaires sociales.
* : ANPE : Agence Nouvelle pour la Promotion des Elus
* la claque : Bien qu’au pays d’Astérix, il ne s’agit pas de donner des baffes aux valeureux Romains de Triumvirus, Soutienmordicus et les autres, mais bien d’applaudir.
* : RTT : Répétition de Tâches Tranquilles

lundi 28 avril 2008

Un vendredi ordinaire, suite.

- Autre résolution : Détermination du nouveau montant de la taxe de raccordement à l’égoût.
Monsieur le maire informe... du fait de la délégation de service public à la SAUR, la taxe de raccordement à l’égoût n’est plus assujettie à la TVA. “Comme il importe de traiter également tous les Kerlaziens, le nouveau prix à définir tiendra compte de l’équivalent de la taxe TVA comprise, car c’est le prix effectivement payé par ceux et celles qui ont été raccordés antérieurement au 1er janvier.”
Le conseil municipal, après avoir délibéré, définit le prix de la taxe de raccordement à l’égoût à compter du 1er janvier 2008 :
maisons neuves : 750 € HT x 1,196 = 897 €
maisons de plus de deux ans : 750 € x 1,055 = 791,25 €
Pas d’intervention de Madame l’adjoint au budget.
Le nouveau membre de la commission des finances se préoccupe de la pénalité à infliger aux propriétaires s’acquittant des redevances d’usage, mais non encore raccordés matériellement.
Vote unanime des nouveaux tarifs.
- Autre point : Droit de place
Un commerçant ambulant demande (courrier lu par Monsieur le maire) l’autorisation d’exercer moyennant paiement d’un droit de place annuel. Monsieur le maire propose un droit de 100 € annuel. Ce montant est suggéré en accord avec les commerçants sédentaires locaux.
Quelques commentaires divers. Un conseiller suggère d’adopter un droit restreint révisable compte tenu des risques de faible rentabilité économique, des expériences analogues antérieures n’ayant pas perduré. Peu d’échos favorables des autres conseillers; le quatrième adjoint trouve ce débat déplacé. La proposition initiale est adoptée à l’unanimité moins une abstention.
- Résolution avant-dernière : Voeu en faveur de Allogreffes
- Dernière résolution : Nomination d’un correspondant “défense”
Sur recommandation de Monsieur le préfet (courrier lu), pour de bonnes relations avec les armées, le conseil élit un “correspondant défense”
- Affaires diverses : Enveloppes promotionnelles
La Poste propose l’édition d’enveloppes promotionnelles illustrées d’une photographie de Kerlaz.
S’en suit une discussion d’un vif intérêt quant à “l’image” de Kerlaz et son illustration.
Fin des travaux du conseil municipal ce même jour vers 23 heures.

vendredi 25 avril 2008

Un vendredi ordinaire

Conseil municipal, dûment convoqué le vendredi 18 avril 2008 à 20 h 30.
Début du conseil à 21 heures. Huit conseillers présents, deux représentés.
Monsieur le maire de Locronan participe au tirage au sort des jurés d’assises, et quitte l’assemblée.
- Point suivant de l’ordre du jour : intégration d’un conseiller supplémentaire au sein de la commission des finances (les membres en exercice viennent d’être élus lors du conseil précédent). Adoption unanime.
- Autre élection : Deux titulaires et un suppléant au Syndicat intercommunal à vocation unique pour la construction d’un nouveau centre d’incendie et de secours. Des incertitudes et divergences quant aux modalités de vote. Sont élus les candidats présentés en adéquation numérique avec les postes à pourvoir.
- Point suivant : Octroi d’indemnités de conseil municipal et de préparation de budget au receveur municipal, réglementé par arrêté interministériel. Madame le deuxième adjoint demande qui est le receveur municipal. Après quelques échanges d’informations, l’assemblé vote unanimement.
- Résolution suivante : Mise en place de la commission communale des impôts directs. “Monsieur le maire informe que sa vocation (sic) est entre autres de veiller au traitement impartial des administrés en ce qui concerne la fiscalité qui leur est appliquée.” Présentation d’une liste de 24 personnes contribuables parmi lesquelles Monsieur le directeur des services fiscaux désignera les 12 (6 titulaires et 6 suppléants) membres de la dite commission siégeant aux côtés du maire. Suit une discussion relative à l’établissement de la liste proposée dont la plupart des conseillers ignore les modalités de constitution, auteur et critères de choix. Monsieur le maire informe avoir repris la liste préétablie par l’équipe municipale sortante. Y figurent les noms de nombre de conseillers sortants, ainsi que quelques nouveaux élus, très peu de la ”société civile”. Deux noms sont remplacés sur demande du premier adjoint : deux conseillers supplémentaires (un ancien et un en exercice) sont inscrits sur la liste, qui est ensuite adoptée.
- Résolution suivante : Attribution des subventions. Les conseillers doivent se prononcer sur l’attribution de subventions à un certain nombre d’associations, de Kerlaz ou d’ailleurs. Monsieur le maire fait distribuer une liste des demandeurs comportant les montants éventuellement perçus l’année précédente, les demandes de l’année, et les montants à allouer cette année. Les critères de stagnation ou d’augmentation des sommes ne semblent pas évidents pour les conseillers, qui vont voter globalement.

- Point suivant : Acquisition d’un panier de basket-ball. Monsieur le maire fait lecture d’une demande d’installation d’un panier de basket-ball et propose une suite favorable. Madame l’adjoint aux affaires scolaires demande si les enfants de l’école publique y auront accès. Monsieur le maire informe Madame l’adjoint aux affaires scolaires que l’école est déjà équipée en paniers de basket-ball. Vote unanime pour cette acquisition.

Suit une résolution de modification budgétaire.

A suivre...

mercredi 23 avril 2008

Rubrique spectacles


Nouvelle représentation
D’emblée l’atmosphère était lourde; ce qu’a certainement perçu l’invité. Le malaise ou mal-être, perdura, chacun s’efforçant de le masquer à sa manière : petits rires de façade, sérieux étudié, interventions désordonnées, mutisme pesant.
Malgré le rodage, le ballet d’introduction -petits papiers petites enveloppes, petits bâtons, petits tas- connut quelques dissonances: distraction? indications mal formulées? ou mal comprises?
Puis la méconnaissance du texte devint évidente. Nul ne connaissait l’auteur du premier acte. Les modifications hâtives apportées par l’assistant du metteur en scène n’y changèrent rien, hormis l’opportunité saisie par les plus ambitieux de se mettre en lumière.
Pour le deuxième acte, les auteurs avaient sans doute été pris de court, car le texte n’avait même pas été distribué. La confusion fut donc totale. Tentant de sauver la mise, certains acteurs s’emberlificotèrent dans les répliques.
Le clou du spectacle fut un grand moment d’’improvisation déclenchée, malgré lui, par le metteur en scène, et où une voix s’éleva au dessus des autres, claire, nette, presque tranchante. Il ne lui manquait que la robe rouge du procureur.
Enfin, il est à noter que quelques cours de diction seraient des plus profitables à plusieurs membres de la troupe.
Médusé par tant d’amateurisme, le public tardait à se lever, ce qui provoqua sur scène quelques remous d’impatience.
Le plumitif

mardi 22 avril 2008

TVR

Le concours Lépine ne s’ouvre malheureusement pas aux groupes et collectivités, ni aux choses immatérielles. C’est bien dommage, car Kerlaz aurait sûrement remporté l’un des tout premiers prix, grâce au conseil municipal, et sa commission des finances, dont on voit tout l’intérêt et l’urgence qu’elle avait de s’étoffer d’inventifs collaborateurs.
En effet nous venons d’assister à la naissance de la Taxe sur la Valeur Retranchée. Nous avions cette banale TVA tant décriée qui fait ce qu’elle peut, mais à qui profite t-elle, je vous le demande ? à l’Etat, cet ingrat, tandis que cette nouvelle TVR nous vaudra à nous Kerlaziens de précieuses royalties qui aideront à boucler le budget (les frais de représentation secondaire viennent d’augmenter de 33 %).
De quoi s’agit-il ? C’est très simple, comme toutes les idées de génie. L’Etat, occupé ailleurs, a distraitement, par un transfert de compétences, perdu la TVA perçue sur la taxe de raccordement à notre célèbre station d’épuration. Les malheureux Kerlaziens non encore raccordés s’en seraient trouvés contrits et dépités de payer moins. Aussi dans sa grande mansuétude, la commission des finances vient à leur secours en instaurant cette grande innovation qu’est la TVR, qui offre un double avantage : consoler ces pauvres futurs raccordés, et remplir les caisses, car cette nouvelle taxe est entièrement locale.
Nul doute, qu’à défaut du prestigieux concours homonyme, nous sommes déjà vainqueurs potentiels du concours l’épine, qui va surpasser en prestige son célèbre prédécesseur.

vendredi 11 avril 2008

Le panier de la ménagère


Il était une fois une grande famille. C’était une famille recomposée, comme on dit aujourd’hui, et comme souvent dans les familles recomposées, les crises d’autorité provoquent malheureusement la perte de plusieurs membres. Ce fut le cas.

Qu’importe le nombre, il fallait vaille que vaille faire les commissions pour nourrir cette nombreuse tribu. Le conseil de famille élut donc un responsable de commission pour chaque besoin, sous l’autorité du chef de famille. Tout le monde était content.

Mais... qui allait porter les cabas ? On crut d’abord que c’était exprès : peu nombreux aux marchés, cela ferait peu d’achats, ce serait travailler moins pour dépenser moins. Il fallut tout de même admettre qu’une nombreuse famille ne pouvait se contenter de si peu. On dut donc se résoudre à désigner des commissionnaires porteurs, pour nourrir convenablement cette grande fratrie de carottes et de salades.

C’était en des temps reculés, avant le progrès, avant les 4x4, en des temps où les porte-bagages étaient des bâts.
Ali BaBa

mercredi 9 avril 2008

L'union fait la force

La prochaine réunion du collectif départemental pour la sauvegarde de l’école aura lieu le jeudi 17 avril à 20 h15 à Polysonnance, la Maison pour tous de Châteaulin (1). L’APE des écoles de Douarnenez souhaite collaborer avec l’APE de Kerlaz, car la lutte à court terme ne suffit pas.

Contact : cpsep29@gmail.com
ou : apedesepcvdz@laposte.net

Une lettre adressée au Président de la République dénonçant la dégradation pogrammée des conditions d’apprentissage faites aux enfants a été rédigée et sera signée par les parents d’élèves de tout le Finistère.
Pensez à l’avenir de vos enfants, défendez-vous, défendez-les !
Joëlle Perrot
(1) : lieu modifié, cf commentaire

Rubrique spectacles



Saluons le retour de “Au théâtre ce soir”.
La semaine passée : Pièce en un acte.

L’action, ce soir là nous emmenait bien loin d’ici, du côté de la Russie. Non pas celle de Tchékov, ni de Tolstoï ou Dostoïevski. Non, plutôt vers celle de Brejnev ou Poutine. Celle où la transparence est si grande que l’on connaît le résultat des élections avant qu’elles n’aient lieu, celle où voter n’est qu’une formalité pour entériner une structure qui ne supporte pas la contradiction.
Et les acteurs écrivaient, levaient la main, écrivaient encore, muets. Dans cette sarabande de papiers et d’enveloppes, d’aucuns se perdaient, ne savaient plus ce qu’il fallait écrire, ou pourquoi il fallait écrire.
Enfin,les petits papiers classés, bien empilés, on s’aperçut que, l’automatisme aidant, on avait oublié les gens. Les noms qui devaient remplir les cases blanches s’inscrivirent au gré du ballet des doigts levés, moins uniformément cette fois.
La fin approchait; parmi les visages jusque là fermés, voire durs, quelques uns se détendirent un peu... Ils avaient passé l’épreuve du feu. Avaient-ils bien joué pour autant ? Le metteur en scène serait-il content ?
Très certainement, plusieurs acteurs avaient conscience de participer à une parodie, mais le courage manquait pour oser dire quoi que ce soit.
En tous cas le public n’applaudit pas.
Attendons la prochaine pièce... rendez-vous bientôt.
Le plumitif.

mardi 8 avril 2008

Ecole : Ouf !




A 12 h 30, un Kerlazien manifestant toujours sur place a pu annoncer à l'école la bonne nouvelle transmise par un participant de la commission paritaire : la commission est revenue sur le projet de fermeture du demi-poste, qui est donc sauvé si les effectifs sont maintenus.

Beaucoup de manifestants de tout le Finistère ce matin devant l'Inspection académique pour montrer leur indignaton devant l'évolution catastrophique de la carte scolaire qui ne vise qu'à tenter de limiter les dégâts d'une politique budgétaire irresponsable qui sacrifie le premier des services publics : l'école.

La présidente de l'APE de Kerlaz, Marina JONCOUR, a pu donner son point de vue à FR3 (interwiev avant le résultat).

samedi 5 avril 2008

Ecole, mobilisation




La manifestation de soutien à l'école dont un demi-poste est injustement menacé, s'est conrétisée hier par une marche rassemblant enfants, parents, élus et population tenant à affirmer sa solidarité. Le cortège a montré sa détermination tout au long de la départementale, sous protection de la gendarmerie, ainsi que dans le bourg et les cités, de sorte qu'un maximun de citoyens se sentent concernés.

Prochaine étape : mardi 8 avril, le matin. Manifestation à l'Inspection académique à Quimper pendant les délibérations de la commission paritaire qui décidera des maintiens et suppressions de postes.

Rendez-vous à l'école mardi à 9 h 00 pour un départ en covoiturage à 9 h 15.

jeudi 3 avril 2008

Ecole dernière minute



L'école est occupée ce jeudi 3 avril par des parents d'élèves et des sympatisants défenseurs de la cause.
Demain vendredi à 17 h 30 : rassemblement sur le parking de l'école pour une grande manifestation de toute la population. Vous êtes tous concernés !