mardi 24 juin 2008

Si c’est dans le journal...


Lu dans Le Télégramme du 17 juin, rubrique KERLAZ : “Conseil. Les nouveaux élus aux commandes”.
S’il faut croire ce qui est écrit dans le journal, les nouveaux élus, soit cinq conseillers issus du scrutin de 25 mai dernier auraient pris les commandes. Les commandes de quoi, du conseil municipal ? Au premier conseil auquel ils ont participé, ils n’ont pas été officiellement accueillis. Certes, ces nouveaux venus et les anciens se connaissent, puisque ces derniers les ont recrutés avec persuasion, faute de candidatures spontanées, et cette sympathique assemblée devisait allègrement avant l’ouverture du conseil. Mais dans une instance officielle, un minimum de protocole, en général simple et naturel, est de mise pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux participants. Quoi qu’il en soit, les nouveaux conseillers se sont normalement inscrits dans les différents commissions, ce qui ne permet pas de dire qu’ils sont aux commandes. Ils le sont au même titre que chacun des conseillers élus, avec pas plus (ni moins) de pouvoir. La photo de l’article contredit d’ailleurs plutôt l’affirmation du titre car les nouveaux sont assez camouflés dans les lignes arrières. Mais peut-être que le véhicule-conseil est équipé de doubles commandes. Bon vent à cette nouvelle assemblée, délibérative.

et dans le magazine...
Le Petit Kerlazien de juin a été distribué, cahin-caha comme d’habitude, le distributeur fait à sa guise (c’est un contrat pourtant). Comme d’habitude aussi la présentation et le contenu général, mais il paraît que bientôt cela va changer. Qu’il nous soit permis quelques modestes suggestions pour une lecture plus limpide :
- éviter que les compte-rendus de conseil municipal s’entrecroisent : ainsi en mai, nous avions une partie du conseil du 4 mars, et une partie de conseil du 3 avril, tandis que le numéro de juin reprend la suite du conseil du 4 mars et passe au conseil du 18 avril. Pas facile de s’y retrouver. Mais au fait, n’y aurait-il pas un conseil de perdu dans l’affaire ? Le lecteur est informé des commissions municipales, mais ne sait pas que le conseil du 22 mars a élu le maire et ses adjoints. Peut-être au prochain numéro...
- comme dans plusieurs numéros des années précédentes, le Petit Kerlazien fait une offre de vacances d’été, en proposant et promouvant les services d’une association, mais dont seul le sigle la nomme. Il serait souhaitable que son nom et quelques mots de présentation de son objet statutaire, ses valeurs, ses finalités, précèdent l’offre proprement dite, ainsi chacun pourrait déjà se sentir concerné et poursuivre grâce aux coordonnées affichées, ou savoir de suite que cette offre ne lui convient pas.
RP

Dur labeur...

Lors de la dernière séance, le quatrième adjoint s’est adressé au conseil municipal pour l’informer de sa représentation à plusieurs évènements ce même jour : la célébration du centenaire de l’implantation à Kerlaz de l’association Championnet (dont fait partie l’IME) et l’opération “portes ouvertes” à l’école publique de Kerlaz en fin d’après-midi, en déclarant “les élus ont été très sollicités”.
Qu’un conseiller s’adresse ainsi à ses collègues pour relater ce qui ne concerne qu’une partie d’entre eux semble curieux : les autres ne seraient-ils pas eux aussi des “élus”, ou alors, il y a des Elus (avec majuscule) et des élus, tout en minuscules. Une réécriture du Code électoral s’impose, sinon il devient difficile de suivre ces subtilités que le tableau affiché à la porte de la mairie n’explicite pas.
Cette déclaration surprend aussi par sa tonalité de quasi-surmenage. Pour l’IME, il s’agissait dans l’après-midi (à Plogonnec) d’une présentation de l’association suivie d’un pot d’amitié, avec, intercalée, une conférence d’universitaire; plus tard, à l’école communale la visite suivie elle aussi du pot traditionnel, invitait à se rendre compte des conditions de travail des élèves et du personnel, et des équipements intérieurs et extérieurs (matériels divers, informatique, jeux, panneaux de basket, etc).
Mais, au conseil, guère de compte rendu ni précisions qui auraient pu permettre d’estimer à sa juste valeur la si forte sollicitation et compatir à la pénibilité de la tâche (était-ce le voyage, les conditions d’accueil, la mauvaise qualité des rafraîchissements, les petits fours qui étaient indigestes, ou la conférence ?).
Peut-être sera-ce l’objet d’un rapport et sujet de réflexion pour une séance de travail de quelque(s) commission(s) concernée(s).
NS
PS : Thème de la conférence : “Dans une société qui prône la performance, quelle place pour la fragilité, la vulnérabilité ?” par Yves Michaud, professeur agrégé, docteur en philosophie, que l’on peut entendre le dimanche matin de 11 heures à 12 heures sur France-Culture dans l’émission-débat de Philippe Meyer “L’esprit public”, et auteur entre autres ouvrages de “Violence et politique” en 1978, et “Chirac dans le texte, la parole et l’impuissance” en 2004.

dimanche 22 juin 2008

Vendredi ordinaire

Conseil municipal vendredi 13 à 20 h 30.
Quatorze élus présents, un absent.
Début de la séance dès 20 h 40 par la fixation du tarif de concession des emplacements du colombarium. Après énoncé du prix de revient et des situations de communes environnantes, Monsieur le maire propose de fixer le prix de la concession à 420 € pour une durée de dix ans renouvelable. Un conseiller (membre de la commission des finances) demande comment est obtenu ce montant. Monsieur le premier adjoint répond qu’il résulte d’une “salade” (sic) entre les données des communes environnantes. Pas de commentaire de Madame l’adjoint aux finances ni de Madame l’adjoint aux affaires sociales. Voté à l’unanimité par défaut de main levée.
Deuxième point : signature d’un contrat de prêt de trésorerie sous forme d’ouverture de crédit. Monsieur le maire propose, au vu des différentes offres, de contracter la proposition du Crédit Agricole, plus souple d’utilisation (pas de tranches imposées) et au taux plus avantageux. Quelques questions de conseillers sur des aspects techniques auxquelles répondent Monsieur le maire et Madame la secrétaire générale de mairie. Pas d’intervention de Madame l’adjoint aux finances. Adopté à l’unanimité par défaut de main levée.
Troisième point : intégration des nouveaux conseillers aux différentes commissions communales. La commission “environnement, agriculture, tourisme et patrimoine” se trouve être la plus importante avec neuf membres, devançant la commission “travaux, voirie, sécurité, urbanisme” qui en compte huit. La commission “affaires scolaires et personnel” suscite pas mal d’intérêt : six membres, davantage que l’action sociale (cinq membres) qui ne mobilise pas plus que “information et communication”, tandis que la commission des finances ne recrute que quatre élus.
Point suivant : attribution d’indemnités au régisseur titulaire de la bibliothèque. Des deux options possibles présentées, forfait ou remboursement sur justificatifs, cette dernière est adoptée par non opposition de douze conseillers et deux mains levées pour abstention.
Point suivant : autorisation de signature par le maire d’un acte de cession gratuite de terrain en faveur de la commune, à l’occasion d’une autorisation de lotissement, (opération qui devait être parfaite par l’ancienne municipalité mais qui aurait pris du retard à la préparation des documents indépendamment de la commune). Monsieur l’adjoint chargé des travaux, de la voirie, de la sécurité et de l’urbanisme souhaite que l’assemblée adopte une résolution contraignant les futurs lotisseurs à une cession gratuite de terrain. Madame la secrétaire générale de mairie informe que ces situations sont rares et le conseil peut donc évaluer les projets au cas par cas. L’autorisation de signature est adoptée par non opposition ni abstention. Le projet de résolution n’est pas pris en considération.
Point suivant : modification des délégations au SIVU du futur centre de secours. La déléguée suppléante étant seule présente de la commune à la réunion constitutive du bureau du SIVU s’est trouvée de fait élue à ce même bureau, qui ne compte normalement en son sein que des titulaires, d’où la nécessité, soit de requalifier les délégués, soit de remettre en cause l’élection interne du SIVU. Après une séquence à huis clos, le conseil requalifie les délégués en titularisant le délégué élu au SIVU, l’un des deux autres initialement titulaire devenant suppléant.
Septième résolution : passation d’une convention avec un organisme de formation pour le personnel communal. Adopté.
Huitième résolution : élection de deux délégués (un titulaire et un suppléant) à l’Association de gestion intercommunale de la rivière Le Ris.
Affaires diverses :
- Madame l’adjoint à l’action sociale informe de la mise en place prochaine du Comité communal d’action sociale, les conditions légales requises (membres le constituant) étant près d’être remplies. Une somme de 1 000 € est déjà provisionnée au budget général.
- nettoyage annuel bénévole des plages samedi 28 juin à partir de 9 h 30, matériel fourni par la Communauté de communes; ceci amène à évoquer le problème des algues vertes : Monsieur le Maire indique qu’à l’heure actuelle il n’existe pas de lieu de stockage autorisé, en attente d’une réponse de la préfecture
- diverses manifestations à l’école : spectacle des enfants le 20 juin et repas le 28 juin en soirée, précédant le feu de Saint-Jean. Intervention de Madame le conseiller Présidente de l’APE pour déplorer le peu d’engagement de ses membres et bénévoles et solliciter de l’aide “physique”. Intervention de Madame l’adjoint aux affaires scolaires pour informer du recencement de 28 enfants de Kerlaz scolarisés à l’extérieur, d’un projet de centre de loisirs avec l’ULAMIR, de la diffusion d’un questionnaire à l’école et dans les familles.
- nécessité de trouver un bénévole assurant la gestion de la location du matériel municipal mis à disposition des habitants (tables, etc...).
Prochain conseil le 27 juin; ordre du jour : rapport sur l’eau et détermination des grands électeurs en vue de l’élection prochaine des sénateurs.
NS

mercredi 18 juin 2008

Rubrique spectacles


La saison continue.

Est-ce l’approche de l’été qui généra cette inconsciente effervescence avant même l’entrée en scène ou l’effet d’une troupe étoffée ?
La pièce s’ouvrit par une “salade”(1) funéraire servie cahin-caha par le metteur en scène mais que son assistant fit avaler sans difficulté aucune, à tous les participants attablés, sans qu’ils en connaissent la composition (secret culinaire bien gardé que l’on ne dévoila point à un acteur qui en fit la demande).
Puis le souffleur eut fort à faire pour secourir à maintes reprises, le metteur en scène perdu dans ses notes et semblant avoir oublié jusqu’à leur contenu. Le rituel du ballet des doigts levés fut en partie remplacé par le jeu des statues (innovation issue d’une expérience récente, semble-t-il) et les petits papiers se passèrent d’enveloppes, lors du placement des nouveaux membres de la troupe.
Le plus étonnant fut la nouvelle disposition des personnages. Côté cour, l’on prenait la pose, empesés, l’on accentuait le sérieux jusqu’à la caricature et certains se gonflaient d’importance. Côté jardin, la frivolité l’emportait, l’on s’agitait, l’on montrait des visages ravis, surtout l’on jacassait indéfiniment et l’on était à cent lieues de l’action en cours. Cela en devint si gênant que le premier rôle lui même réclama le silence...

Bientôt, le vent faraud qui s’était levé avant la séance souffla avec plus de vigueur et ne voilà-t-il pas que tous, s’animant soudainement, commencèrent à jouer une autre pièce, totalement différente et dont les rôles leur convenaient nettement mieux. Mais voilà, celle-là n’était pas à l’affiche et se joue d’ordinaire dans un tout autre décor.

La “salade” était au menu, la pièce fut un navet !

Le plumitif
(1) : terme authentique repris du texte original de la pièce

mercredi 4 juin 2008

Bonne conduite


Il y a une semaine, des panneaux routiers et autres biens publics ont été maculés d’inscriptions insanes à Kerlaz et dans les environs, très vite nettoyés et remis en état, fort heureusement.
Ayant eu connaissance de cet incident, nous avions estimé préférable de ne pas le commenter au double motif qu’il s’agissait d’un acte irraisonné, et que vite effacé, il était préférable de n’en faire aucune publicité, fût-ce pour le déplorer.
Il se trouve que ce fugitif évènement n’est pas passé inaperçu de tous, et qu’il fait l’objet de rumeurs une semaine plus tard, allant jusqu’à suggérer que l’un des auteurs de ce site n’y serait pas étranger, ce qui nous conduit à cette mise au point.
1 - Nous sommes totalement étrangers à ce fait divers, et sans rapport aucun avec son auteur, qui a eu la délicatesse de signer ses oeuvres, ce qu’auraient dû savoir ceux qui commentent des faits rapportés par d’autres qui les tiennent d’autres encore, et ainsi de suite.
2 - Si nous critiquons un fait ou l’exercice d’une fonction, c’est en l’étayant d’éléments vérifiables et d’arguments, auquels tout un chacun peut répondre, à fortiori ceux qui sont mis en cause.
3 - Nous n’admettons pas, quel que soit le motif d’insatisfaction ou la revendication, la détérioration des biens publics.
Pour ces principales raisons parmi d’autres, nous condamnons de tels actes, contraints de leur faire une publicité que nous ne souhaitions pas.
Quant aux colporteurs de tout poil, qu’ils mettent leurs capacités au service de la collectivité en rendant publiques leurs utiles connaissances et réflexions.

dimanche 1 juin 2008

La gale, une MST ?


Dimanche dernier, des témoins attentifs ont pu observer, au bureau de vote lors du déroulement du scrutin des élections partielles ainsi qu’à la clôture et au dépouillement, un comportement étrange : le refus obstiné et muet du maire et des adjoints de saluer certains électeurs et leur conjoint. Un (le ?) porte parole a tout de même avancé comme motif à l’un de ces “irrecevables” : “c’est à cause de vous qu’on est là”, ce qui, comme le malvenu était l’un des cinq démissionnaires, aurait pu exprimer la rancoeur de devoir tenir l’urne par si beau temps au lieu de profiter du bon air.
Mais on sentait bien que ce n’était que réplique de façade, car, à moins d’un pique-nique prévu de longue date pour un conseil extramuros, comment expliquer cette soudaine coalition, alors que d’une part, ces partielles étaient prévues (sauf la date) depuis le 22 mars, et que d’autre part tous les démissionnaires n’étaient pas logés à la même enseigne, certains bénéficiant d’aimables effusions; et comment justifier l’application de cette consigne au conjoint ? C’est curieux cette façon un peu sicilienne de traiter les affaires en famille... d’ailleurs dans le même sens un conjoint d’adjoint s’est justement adjoint (si, si, on peut s’autopromouvoir élu, et diriger, quand c’est une vocation dans la famille, par personne interposée) au mouvement d’humeur. Etrange.

L’explication nous est venue ces jours-ci.
Cinq cas de gale ont été décelés il y a une semaine à Douarnenez, la plupart dans une maison de retraite. Or parmi les démissionnaires, on compte trois retraités, encore vaillants, certes, mais retraités tout de même. Il y avait donc de quoi appliquer des mesures préventives pour la santé publique de Kerlaz, car imaginez si le maire et les adjoints, qui serrent des mains, et plus si affinités, à longueur de journée, s’étaient trouvés contaminés par ces porteurs de germe, et les avaient diffusés à leur tour... On tremble à la simple évocation de cette pandémie.
Mais qu’on se rassure, la direction de l’hôpital affirme dans la presse : “ce n’est pas une maladie grave et les traitements sont efficaces”, et surtout : “la forme repérée à Ty Plomarc’h n’est pas du type sexuellement transmissible”.

On respire !