lundi 14 juillet 2008

Ah, ça ira, ça ira, ça ira !



Non, ce n’est pas en hommage aux révolutionnaires de 1789 que l’on peut entendre cet air à Kerlaz en ce mois de juillet, mais c’est l’air du pays pour signifier que l’on peut localement adapter quelques lois et décrets républicains, s’appliquant en principe sur tout le territoire national.

Ainsi, le conseil municipal du 27 juin a élu les grands électeurs qui eux-mêmes éliront les sénateurs en septembre. Sont élus trois titulaires, et trois suppléants. Les titulaires sont élus sans distinction d’ordre, car pour cette élection (la seule dans ce cas, dommage...), le vote est obligatoire, et les trois titulaires doivent donc assurer cette tâche sauf cas de force majeure. Mais les suppléants qui pour cette même raison ne votent qu’en cas de défaillance d’un ou plusieurs titulaires, sont soumis à un ordre de priorité, qui est déterminé par le nombre de voix obtenu, et en cas d’égalité de voix, la préséance revient au plus âgé. Pour les trois postes à pourvoir se présentaient trois candidats. Dans une belle unanimité ont donc été élues Mesdames Sylvie Farou, Sylvie Le Coz, et Béatrice Bodson, par 14 voix chacune, et cet ordre a été retenu par le conseil. Mais il se trouve que ces dames sont respectivement nées en 1961, 1959, 1964. Il en résulte qu’aux termes de la Loi (article L288 du Code électoral) l’ordre devrait être : 1er suppléant Madame Sylvie Le Coz (1959), 2ème suppléant Madame Syvie Farou (1961), et 3ème suppléant Madame Béatrice Bodson (1964).

Mais bah, ce n’est que la Loi, et pour son application : ça ira, ça ira, ça ira !

jeudi 10 juillet 2008

Animation estivale

Conseil communautaire, Le Juch, lundi 30 juin à 18 heures.
Après le quart d’heure d’installation, le conseil démarre gentiment et prend sa vitesse de croisière, les différents points à l’ordre du jour sont adoptés comme d’habitude sans que personne n’ait voté ni contre, ni pour. C’est pratique, rapide, et peu consommateur d’énergie, ce qui est bien vu en ces temps difficiles.
La question de l’aménagement de la zone de Lannugat semble passer comme les autres, sans débat et adoption par consensus mou que met à profit le président pour déclarer promptement “adopté à l’unanimité”. Une voix s’élève soudain, celle d’un délégué élu de Douarnenez, qui à la surprise générale, conteste le président “sur le fond et sur la forme”, visant également la commission qui a préparé le sujet. Le point d’achoppement était la nécessité d’acquérir quelque 250 m2 de terrain pour la mise aux normes d’un rond-point.
Sur la forme, le contestataire soupçonne le président et la commission d’arrière-pensées expansionnistes. Un contact “hors champ”, si l’on ose dire, initiative d’un élu qui devait arrondir les angles, aurait au contraire été le catalyseur de cette colère. Protestation du président et d’un membre de la commission, affirmation de leur bonne foi. Intervention alors du maire de Douarnenez, très absorbé jusque là, pour soutenir son poulain déclaré : “je suis allé le chercher parce que c’est un bon !”. Qu’on se le dise !
Sur le fond, la question centrale était la réduction des terres agricoles au bénéfice de l’urbanisation. Cela mérite débat. Mais que vient faire cet acharnement contre un bus urbain supposé circulant à vide ? Que vient faire l’investissement personnel de 700 000 euros proclamé avec insistance ? Les conversations qui suivent égrènent quelques généralités, dont un enterrement affirmé de la pêche... aboutissent à la future déchetterie en passant par les chemins de randonnée, à l’incivilité qui nécessite des barrières, etc. Pour conforter l’intervenant, un autre délégué, agriculteur de son état lui aussi, suggère d’inviter aux futures réunions un technicien de la Chambre d’agriculture, pour avis, tout en insistant sur le fait qu’il ne viendrait peut-être pas...
Cette révolte se conclut par la proclamation par le président, appuyé du maire de Douarnenez, que l’agriculture a trouvé son représentant. Les autres agriculteurs membres du conseil ont dû apprécier... Depuis la presse a rapporté des propos de ce nouveau délégué affirmant, d’une part, qu’il n’y avait pas eu à la communauté de communes de réflexion sur le développement urbain (en rapport avec les agriculteurs) et d’autre part “qu’il n’y avait pas d’agriculteur au conseil municipal de Douarnenez depuis plus de trois mandats”. Que ne s’est-il présenté avant ? mais qu’il ne confonde pas Douarnenez et la communauté de communes, laquelle compte justement depuis des années nombre d’agriculteurs en son conseil, lesquels à défaut de beaucoup investir, se sont peut-être bien investis.
Après ce passionnant débat, Monsieur le maire du Juch, qui recevait en sa mairie, a fort courtoisement convié l’assemblée, élus et non élus, à deviser autour d’un rafraîchissement fort apaisant.

samedi 5 juillet 2008

Vendredi ordinaire

Conseil municipal convoqué le 22 juin à 20 h 30.
Ouverture de la séance à 20 h 40. Treize conseillers présents. Un des deux absents représenté.
Premier point, l’un des deux “gros morceaux” de l’ordre du jour : le rapport sur l’eau.
Concernant l’eau “achetée” : bonne nouvelle, la facture globale étant en légère baisse, l’usager consommateur ne subit pas d’augmentation. Suit l’énumération d’un certain nombre de données d’analyse : tout va bien, nous sommes dans les clous. A une question d’un conseiller à propos du carbone organique dans l’eau distribuée, il est répondu qu’il s’agit d’une mesure pour se situer par rapport aux normes. L’Euro de football n’est pas loin, la tendance est à botter en touche. Cette partie du rapport est adoptée par la nouvelle méthode des “mains sur la table”.
Deuxième partie du rapport sur l’eau : l’assainissement, plus particulièrement l’assainissement collectif. Présentation des statistiques. Monsieur le maire indique que les statistiques ne sont pas fiables car trop peu de résidences sont raccordées. S’en suit une discussion sur le raccordement des foyers théoriquement raccordés, car assujettis, mais pas encore raccordés matériellement. Monsieur le maire voudrait que tous (les raccordables) le soient effectivement au plus tôt de façon à vérifier le bon fonctionnement de la station d’épuration et en cas de défaillance pouvoir exercer un recours sous garantie. Reviennent alors les questions et remarques du conseil du 18 avril quant aux contraintes et pénalités éventuelles à imposer aux retardataires, et tout de même le problème fondamental du prix de revient des travaux à effectuer, à la charge de l’abonné. Au final, cette partie du rapport est également adoptée, mais cette fois à main levée, les votants favorables s’étant exprimés après l’abstention des “contre” et des “abstentionnistes” (ça devient compliqué les votes, ce qui amène le premier adjoint à demander “qui ne vote pas ?”, car explique-t-il, ne pas voter, ce n’est pas une abstention; il est vrai que dans ce contexte les plus purs traditionnalistes ont de quoi y perdre leur latin).
Deuxième point : modification du bureau du SIVU.
Adopté à l’unanimité des abstentionnistes.
Troisième point : déplacement du monument aux morts.
Monsieur le maire demande accord du conseil pour entamer les démarches officielles auprès de l’architecte des Bâtiments de France. Des conseillers s’enquièrent du résultat du questionnaire adressé à la population dans un récent Petit Kerlazien; Madame la secrétaire de mairie indique que le nombre de réponses est de l’ordre de 43 ou 44. Le dépouillement n’a pas encore été parachevé, mais la tendance des souhaits serait une implantation à proximité de la mairie, ce qui réjouit certains conseillers, car paraît-il cela coïncide avec l’avis de l’architecte chargé de l’aménagement du bourg. Il est aussi prévu de demander l’avis de l’Association des anciens combattants, qui ne se sont pas exprimés pour l’instant (?). Monsieur le maire précise que de toute façon en dernier ressort, ce sera l’architecte des Bâtiments de France qui décidera. (NDLR : au vu de cette discussion, on peut se demander quels sont l’objectif et la valeur de la consultation de la population dans cette entreprise.) Le conseil autorise Monsieur le maire à entreprendre les démarches.
Quatrième point : budget du CCAS à prévoir.
Monsieur le maire donne la parole à Madame le second adjoint, chargé de l’action sociale, qui sollicite un vote de principe de budget du CCAS, celui-ci ne s’étant pas réuni et n’ayant donc pas fixé ses objectifs, à fortiori son budget prévisionnel. Adopté.
Point suivant : autorisation d’embauche par Monsier le maire de personnel municipal occasionnel ou saisonnier sans nécessité de délibération du conseil municipal. Adopté.
Sixième et deuxième point d’importance : élection de six grands électeurs en vue des élections sénatoriales.
Le scrutin secret est obligatoire, un bureau électoral est constitué.
Candidats titulaires : KERVOALEN Michel (12 voix, élu), ROGUEDA Henriette (12 voix, élue), HERNANDEZ Marie-Thérèse (9 voix, élue au bénéfice de l’âge), SALM Henri (9 voix, non élu)
Candidats suppléants : FAROU Sylvie, LE COZ Sylvie, BODSON Béatrice. Tous trois ont obtenu 14 voix. L’ordre de suppléance est fixé tel que ci-dessus.
Affaires diverses : Question de Madame la vice-présidente de la commission “Loisirs, sports, jeunesse” à Madame le quatrième adjoint quant aux résultats des actions entreprises dans ce domaine, notamment avec l’ULAMIR, et dont cette dernière s’était fait l’écho prometteur au conseil précédent. La réponse est reportée à l’après conseil, en séance non publique, la justification de ce huis clos n’étant pas précisée.
Clôture officielle du conseil à 22 heures 15.