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En début de mois nous avons reçu Le Petit Kerlazien attendu dans notre boîte à lettres. Si comme nous l'avions supposé, la recherche d'une nouvelle présentation a prévalu sur la volonté d'informer, cela n'en valait pas la peine. L'une comme l'autre n'auront pas abouti. Nous avons l'impression d'une précipitation qui nous donne la forme et le fond bâclés.
La nouvelle présentation aurait pu être agréable si l'on avait pris le temps d'en effectuer les corrections et l'achever avant publication. Ne nous y attardons pas, l'intervalle entre parutions permettra d'y remédier.
Souhaitons également que le prochain numéro fasse l'objet d'une relecture avant édition, car si une faute de frappe isolée est évidemment absoute, présenter des textes sans fautes est aussi une forme de politesse envers le lecteur, comme envers les personnes concernées par un article.
Quant au contenu, le laisser aller le partage à la provocation. Si la maxime de ce brave Docteur Johnson* doit être prise en l'état comme la référence du conseil municipal, c'est pour le moins inopportun, et même importun. Laissons là le débat sur l'assimilation discutable de la connaissance à la détention d'une information qui fera sans doute l'objet du prochain café-philo à la salle communale.
S'agissant de la vie communale, où pouvons-nous trouver l'information officielle, qui nous renseigne sur l'activité municipale, les projets et décisions du conseil, les événements à venir ? En principe, et par obligation légale, d'abord à la mairie, un peu dans la presse locale dont nous constatons régulièrement la carence, et enfin, car c'est dans son en-tête que la question est posée, dans l'organe officiel de la commune : Le petit Kerlazien. C'est là que le bât blesse, car pour remplir les quatre pages on a sérieusement tiré à la ligne, comme en manque de contenu, tandis que des informations importantes font défaut.
L'autoportrait ressassé façon people tient lieu d'éditorial et de présentation du maire, mais parallèlement, le compte-rendu des deux premiers conseils municipaux a subi un élagage qui certes nous donne la composition des commissions et autres délégations, mais sans précisions sur les votes, pourtant significatifs. Qu'en sera t-il des prochains compte-rendus lorsque l'ordre du jour ne se limitera pas à des élections de représentants mais induira des sujets portant débat ?
La photo de la nouvelle équipe est aussi un modèle d'information. Quand les candidats de "Horizon Kerlaz" en campagne nous offrait une grande belle image de l'équipe devant la mairie, la même équipe élue majoritairement pose avec les autres conseillers... devant le clocher, mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel est que si l'on observe de près cette photographie au format très réduit, on constate que n'y figurent que quatorze conseillers, alors que le conseil en comprend quinze. Et pas de légende, bien entendu, qui identifierait les personnages présents et absent (excusé[e] ?) par la même occasion. Peut-être s'agit-il d'un nouveau jeu pour agrémenter le bulletin, dont la réponse viendra dans le prochain numéro.
Nous avons vainement cherché une information concernant la Communauté de communes, l'annonce des délégués résultant du premier conseil municipal, mais aussi leur place et rôle au sein du conseil communautaire qui a tenu séance bien avant la parution de notre gazette. Que Docteur Johnson ne vienne pas nous dire "où trouver l'information" s'il pense au site Internet de la Com-com : à la page de présentation du territoire, la description lyrique de Kerlaz se terminait par l'indication du nom du maire : Michel Kervoalen, jusqu'à la date du 19 mai. C'est ce qu'on appelle une information de première main pour une actualité brûlante.
Comment suivre le conseil du Docteur Johnson, qui lui sait où trouver l'information, mais ne nous le dit pas ? Il ne nous reste qu'une source communale d'information, la mairie. Ce n'est pas simple. Pour connaître par exemple la date du prochain conseil municipal nous devrons nous adresser à la mairie dès l'achèvement du précédent, et chaque jour jusqu'à fixation de la date sinon nous risquerions de manquer l'échéance. De même, en cas d'empêchement d'assister au conseil, il conviendra d'y consulter le procès-verbal; si vous ne pouvez vous déplacer, il vous sera certainement adressé par courrier postal ou électronique.
(*) Le Samuel Johnson que vous connaissez, baptisé Docteur Johnson par un ami intime, n'est pas Samuel Curtis Johnson l'inventeur de la cire qui porte son nom, mais leurs qualités à tous deux assurent brillance sur les parquets.
Kerlaz sur le site de la Com-com
Les nouveaux chemins de la connaissance

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