Voici que pousse un nouveau marronnier à Kerlaz. Une espèce à croissance lente qui fleurit et fructifie tous les six ans seulement, et il n'est qu'à son deuxième cycle de production qui nous arrive fin mars début avril. Il a pris naissance près de l'église et du cimetière, mais ne prétend pas concurrencer les ifs ou autres vénérables cèdres que l'on rencontre parfois sur des sites analogues anciens.
Le marronnier qui nous préoccupe n'est pas le châtaignier des chevaux, mais l'espèce chère aux journalistes, un événement qui se reproduit à intervalles réguliers, sans grande importance souvent, et qui permet de meubler lorsque l'actualité n'incite pas à la copie. Parmi les marronniers classiques, citons la rentée des classes, les soldes, les régimes d'avant l'été, etc. Alors, le nôtre ?
Nous y voilà. Rappelez-vous, il y a six ans, au lendemain des élections municipales, les bénévoles de la bibliothèque démissionnaient en bloc, imposant la fermeture de facto, et il fallut aux nouveaux élus user de leurs affectueuses relations pour faire repartir la machine plus d'un mois plus tard.
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| La révolte des bonnets |
Il y a peu la presse locale présentait une bibliothèque florissante, informatisée comme il faut, et offrant les derniers prix littéraires. Quelle surprise d'apprendre la semaine passée la démission des bénévoles ! Cette fois au moins, ils assurent la continuité en attendant la relève, c'est plus honorable. D'ailleurs à y voir de plus près, la moitié seulement (si on peut dire) démissionne. Mais drôle de coïncidence tout de même cette concordance répétée de démission et de l'élection municipale, car la presse précise bien "dès le lendemain des municipales", puis "au début, nous avons étés déçus". Au début de quoi ? Plusieurs hypothèses sont permises.
La bibliothèque semblait un enjeu d'importance pour le conseil municipal. Attendons de voir comment les nouveaux élus aborderont le sujet.
Notre marronnier va t-il refleurir au printemps 2020 ?
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