Le projet d'une tour Eiffel ne figurait pas au programme des élus, tant majoritaires que minoritaires, encore que selon Ouest-France du 7 avril, le maire s'est engagé à "tenir compte des remarques constructibles des deux autres conseillers", ce qui nous fait redouter quelque projet pharaonique secret.
En attendant notre arc de triomphe, qui souhaitons-le, ne subira la honte du monument aux morts déplacé sous l'ancienne mandature et relégué "au coin", presque en entrée des sanisettes, et monté à l'envers, nous avons déjà quelques éléments de prestige d'une capitale, une ville-lumière.
Comme à Paris, nous avons enfin notre première femme maire, et si Madame Hidalgo succède à Monsieur Delanoé, Madame Hernandez succède à Noé dans son arche.
Pour nous servir, il ne fallait pas moins de quatre adjoints bien sûr, le maximum autorisé par la loi bridant la nécessité d'une juste récompense des loyaux serviteurs. Et quelles sont leurs attributions ?
Premier adjoint, Florence Crom. Sa nomination à ce poste n'est pas une surprise, ayant partagé, très brièvement, la "tête de liste". Outre le remplacement du maire qui est sa fonction première légitime, ses attributions sont à la hauteur du prestige de la commune, car si le maire actuel était précédemment adjointe "chargée des affaires scolaires et du personnel", le premier adjoint est promu "chargé de l'éducation et des ressources humaines". C'est nettement plus chic, et ça fait ville, grande ville. Remarquons que l'ex-adjointe titulaire de ces attributions, se donnant la posture de premier adjoint antérieurement, devenue maire, destine ces fonctions au premier adjoint en titre. Pour des charges qu'on peut imaginer identiques aux précédentes, l'inflation pompeuse du vocabulaire va à contresens.
L'Éducation. L'éducation n'est pas communale, elle est nationale, ce que devraient savoir les enseignantes à la tête de la commune. Il n'est donc pas légitime d'avoir une adjointe chargée de l'éducation, si ce n'est dans sa propre classe, où elle ne porte pas l'écharpe, même en l'absence du maire. Ce n'est pas parce qu'une grande partie de la campagne des élus en place a porté sur l'école, en entretenant l'ambiguïté du rôle de l'adjoint s'attribuant des mérites virtuels auprès des parents d'élèves manquant de recul, que l'éducation se règle au conseil municipal.
Les ressources humaines. Depuis que les caissières sont des hôtesses d'accueil, les directeurs de personnel sont devenus directeurs de ressources humaines et les borgnes semi-voyants latéralisés. Le directeur du personnel, en l'occurence la directrice, est la secrétaire de mairie dûment qualifiée. En quoi peut donc bien consister cette charge de "ressources humaines" ? Plutôt que de faire dimanche dernier un cours d'histoire locale et de passementerie, il eut été préférable, "en toute transparence" proclamée, d'informer le conseil et le public des fonctions réelles de chacun.
De même en ce qui concerne le deuxième adjoint : urbanisme et environnement. Deux termes à la mode et très chics, mais que comprendre ? l'urbanisme pour le "centre ville" et l'environnement pour la campagne ? Le pape aussi officie urbi et orbi. Notre adjoint devra mettre en valeur la cathédrale Saint-Germain au centre ville, et la fontaine Saint-Germain en banlieue.
L'adjoint aux finances, lui, sait à quoi s'en tenir. Sachant tout de même l'importance des équilibres budgétaires et la subordination de la plupart des projets aux ressources financières, on pourra s'étonner que sa nomination ne vienne qu'en troisième position. Comme cette année la nomination des conseillers communautaires n'est pas une élection séparée mais le résultat du "tableau", c'est-à-dire l'ordre d'élection du maire et des adjoints et conseillers éventuellement, on peut supposer que cette place de troisième signifie le renoncement au poste de conseiller communautaire, ou la préférence accordée à un autre candidat. En toute transparence, la tête de liste n'a pas voulu préciser les intentions du groupe avant les élections. Après non plus. Mis à part ce classement, l'élection de l'adjoint aux finances attire l'attention. Contrairement à toutes les autres élections, deux candidats postulaient, première surprise. Tout n'était donc pas réglé comme nous l'avait clamé la tête de liste ? Deuxième surprise : pas de vote blanc, à la différence des élections précédentes, mais quatorze voix pour Arnaud Metzger contre une seule voix pour Nadine Augras, donc la sienne. La belle unanimité des élus de Horizon Kerlaz se fissurerait-elle déjà, et pour quels motifs ? La Grande Transparence nous le fera savoir bientôt.
Reste le quatrième adjoint : vie sociale. Élu à l'unanimité pour cette tâche, bravo ! Vaste programme, dont nous attendons les composantes. Comment attirer les banlieues au centre ville ?
Que deviennent les élus minoritaires dans tout cela ? Ils semblent prêts à participer, les deux derniers adjoints ont d'ailleurs bénéficié de leurs suffrages.
Reste à savoir quel écho recevra leur collaboration qui n'est pas vraiment envisagée par le maire, celle-ci ayant annoncé qu'elle tiendrait compte de "leurs remarques constructives". Autrement dit, ils devront se contenter de remarques, qui seront éventuellement prises en considération si leur contenu se résume à "Amen".
En attendant notre arc de triomphe, qui souhaitons-le, ne subira la honte du monument aux morts déplacé sous l'ancienne mandature et relégué "au coin", presque en entrée des sanisettes, et monté à l'envers, nous avons déjà quelques éléments de prestige d'une capitale, une ville-lumière.
Comme à Paris, nous avons enfin notre première femme maire, et si Madame Hidalgo succède à Monsieur Delanoé, Madame Hernandez succède à Noé dans son arche.
Pour nous servir, il ne fallait pas moins de quatre adjoints bien sûr, le maximum autorisé par la loi bridant la nécessité d'une juste récompense des loyaux serviteurs. Et quelles sont leurs attributions ?
Premier adjoint, Florence Crom. Sa nomination à ce poste n'est pas une surprise, ayant partagé, très brièvement, la "tête de liste". Outre le remplacement du maire qui est sa fonction première légitime, ses attributions sont à la hauteur du prestige de la commune, car si le maire actuel était précédemment adjointe "chargée des affaires scolaires et du personnel", le premier adjoint est promu "chargé de l'éducation et des ressources humaines". C'est nettement plus chic, et ça fait ville, grande ville. Remarquons que l'ex-adjointe titulaire de ces attributions, se donnant la posture de premier adjoint antérieurement, devenue maire, destine ces fonctions au premier adjoint en titre. Pour des charges qu'on peut imaginer identiques aux précédentes, l'inflation pompeuse du vocabulaire va à contresens.
L'Éducation. L'éducation n'est pas communale, elle est nationale, ce que devraient savoir les enseignantes à la tête de la commune. Il n'est donc pas légitime d'avoir une adjointe chargée de l'éducation, si ce n'est dans sa propre classe, où elle ne porte pas l'écharpe, même en l'absence du maire. Ce n'est pas parce qu'une grande partie de la campagne des élus en place a porté sur l'école, en entretenant l'ambiguïté du rôle de l'adjoint s'attribuant des mérites virtuels auprès des parents d'élèves manquant de recul, que l'éducation se règle au conseil municipal.
Les ressources humaines. Depuis que les caissières sont des hôtesses d'accueil, les directeurs de personnel sont devenus directeurs de ressources humaines et les borgnes semi-voyants latéralisés. Le directeur du personnel, en l'occurence la directrice, est la secrétaire de mairie dûment qualifiée. En quoi peut donc bien consister cette charge de "ressources humaines" ? Plutôt que de faire dimanche dernier un cours d'histoire locale et de passementerie, il eut été préférable, "en toute transparence" proclamée, d'informer le conseil et le public des fonctions réelles de chacun.
De même en ce qui concerne le deuxième adjoint : urbanisme et environnement. Deux termes à la mode et très chics, mais que comprendre ? l'urbanisme pour le "centre ville" et l'environnement pour la campagne ? Le pape aussi officie urbi et orbi. Notre adjoint devra mettre en valeur la cathédrale Saint-Germain au centre ville, et la fontaine Saint-Germain en banlieue.
L'adjoint aux finances, lui, sait à quoi s'en tenir. Sachant tout de même l'importance des équilibres budgétaires et la subordination de la plupart des projets aux ressources financières, on pourra s'étonner que sa nomination ne vienne qu'en troisième position. Comme cette année la nomination des conseillers communautaires n'est pas une élection séparée mais le résultat du "tableau", c'est-à-dire l'ordre d'élection du maire et des adjoints et conseillers éventuellement, on peut supposer que cette place de troisième signifie le renoncement au poste de conseiller communautaire, ou la préférence accordée à un autre candidat. En toute transparence, la tête de liste n'a pas voulu préciser les intentions du groupe avant les élections. Après non plus. Mis à part ce classement, l'élection de l'adjoint aux finances attire l'attention. Contrairement à toutes les autres élections, deux candidats postulaient, première surprise. Tout n'était donc pas réglé comme nous l'avait clamé la tête de liste ? Deuxième surprise : pas de vote blanc, à la différence des élections précédentes, mais quatorze voix pour Arnaud Metzger contre une seule voix pour Nadine Augras, donc la sienne. La belle unanimité des élus de Horizon Kerlaz se fissurerait-elle déjà, et pour quels motifs ? La Grande Transparence nous le fera savoir bientôt.
Reste le quatrième adjoint : vie sociale. Élu à l'unanimité pour cette tâche, bravo ! Vaste programme, dont nous attendons les composantes. Comment attirer les banlieues au centre ville ?
Que deviennent les élus minoritaires dans tout cela ? Ils semblent prêts à participer, les deux derniers adjoints ont d'ailleurs bénéficié de leurs suffrages.
Reste à savoir quel écho recevra leur collaboration qui n'est pas vraiment envisagée par le maire, celle-ci ayant annoncé qu'elle tiendrait compte de "leurs remarques constructives". Autrement dit, ils devront se contenter de remarques, qui seront éventuellement prises en considération si leur contenu se résume à "Amen".

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