mercredi 16 avril 2014

Quelle information pour quel public ?


Ouest-France, dans son édition de mardi, a annoncé la tenue du conseil municipal pour le lendemain (aujourd'hui), même en deux exemplaires dont une version allégée pour ceux qui suivent régime. On ne se plaindra certainement pas de cette double information, sans doute due à la convergence de deux sources et à l'organisation de la fabrication du journal en amont de l'impression.
On peut déplorer malgré tout un délai aussi court pour une information de cette importance. À cette remarque déjà faite en mairie les années passées, la secrétaire oppose le délai minimum légal. C'est un peu facile, il faut savoir si l'on souhaite réellement que l'information passe, ou si l'on souhaite secrètement qu'elle passe inaperçue.
D'ailleurs elle passe forcément inaperçue pour les lecteurs du Télégramme, car cette annonce n'est pas parue. Peut-être demain, lendemain du conseil ? Nous ne pouvons imaginer que les deux quotidiens n'aient reçu l'information simultanément, alors comment expliquer ce manque ? Il est peu probable que deux élus se soient répartis la tâche et que l'un d'eux se soit trompé de destinataire, faisant de la sorte converger les deux sources vers un seul diffuseur. Plus vraisemblablement, comme à l'habitude, le secrétariat de la maire a transmis l'information aux deux rédactions, et Le Télégramme n'en a pas tenu compte.
On voit par là le danger de se retrancher derrière un minimum légal pour toute démarche qui s'adresse aux citoyens. Avec un délai plus raisonnable, car on ne peut croire que des élus organisés comme ils le sont décident d'un conseil à la dernière minute, on évite les éventuels accidents de publication (si tel est le cas présent), mais on montre aussi sa volonté ou pas d'information de la population, sa volonté de l'associer aux travaux effectués en son nom, du moins en les rendant publics, c'est à dire en en facilitant la publication.