Lundi 10 mars au soir : réunion publique organisée par les candidats de la liste Horizon Kerlaz.
Saluons sans réserve cette initiative, apparemment la seule du genre de toute la campagne, du moins avant le premier tour. Les tenants des deux autres listes qui promettent pourtant "concertations publiques", "site internet", "transparence", considèrent sans doute que les généralités sur projets suffisent à une adhésion spontanée et massive des électeurs, ou comptent t-ils sur la célébrité et le prestige de leurs candidats ? Peut-être, et à cause de cela ils n'ont pu trouver sur la commune une salle d'assez grande capacité pour recevoir tous leurs fans.
Ce lundi, la salle communale semblait grande au regard de l'assistance trop peu nombreuse et on ne peut que le déplorer.
La tête de liste, dans la logique de leur configuration, a entamé la présentation des candidats par sa personne. L'énoncé d'état-civil et le parcours professionnel annoncèrent déjà la couleur : Tout sur l'École. Mon Bilan, c'est l'École : s'attribuer le mérite de la création d'un demi-poste d'enseignant, et l'augmentation substantielle du nombre d'élèves (dont on ne peut que se réjouir) est pour le moins gonflé, comme si les familles avec enfants nouvellement installés à Kerlaz étaient venus à l'instigation de Madame le quatrième adjoint (au tableau officiel, mais le premier en efficacité !). Pour le reste du bilan : néant, on se retranche derrière une inefficacité des autres conseillers. C'est un peu facile et pas très glorieux, un conseil municipal c'est un ensemble où chacun a non seulement le droit mais le devoir de s'investir un minimum, au moins dans l'étude de tous les points de l'ordre du jour des séances, sans se retrancher derrière un argument de spécialité. En cas de déficience ou d'erreurs manifestes de certains conseillers, cela aurait dû entraîner des réactions. Or on a bien vu pendant presque toute la mandature le consentement général et ce ne sont pas les chamailleries des dernières séances qui viennent le contredire. Ces escarmouches n'ont été que banderilles, prétexte à présenter une façade revendicative, dans la perspective d'accès à la fonction suprême bientôt à pourvoir.
Il est amusant de constater, si ce n'était assez dommage pour la vie démocratique, que les deux adjointes qui se présentent "têtes de liste" justifient leur envie par les mêmes arguments : "j'avais envie de poursuivre, d'aller plus loin" (?). Curieusement, les deux se déclarent après l'annonce du maire et la mettent en avant. Elles auraient donc repris volontiers du service sous la même bannière sans cette défection ? Bizarre. Dès lors pourquoi cette précipitation à s'annoncer "tête de liste" (sans liste, on recrute après les petits soldats) ? L'équipe en place qui poursuit les mêmes objectifs ne pouvait s'accorder pour présenter une liste ? C'est bien la place de maire qui est convoitée, tout autre argument n'est que voile. CQFD.
C'est dommage pour les autres candidats qui se décrédibilisent quelque peu en suivant, tous derrière, cette politique de liste, d'autant plus qu'ils prônent un vote de liste entière, ce qui peut les priver tous de voix, soit par la confusion induite, soit par rejet du maire virtuel par eux désigné.
Une partie des candidats s'est vue attribuer le soin de la présentation du programme. On pouvait supposer leur affectation d'adjoint en attente au vu de leur présentation, mais là s'arrête la transparence affichée pour et par leur maire espéré.
Certains ont donc pu convaincre de leur sérieux, et de leur volonté de faire aboutir des projets intéressants. Mais tout présenter comme nouveautés c'est faire fi d'un peu d'histoire qu'auraient dû leur inculquer les deux candidats d'il y a six ans, par exemple, projets que n'a pas cherché à concrétiser l'élu, leur chef de file, s'abritant un peu facilement derrière l'inertie des autres. Il est vrai que dans la cour de récré de l'école on entend souvent "c'est pas moi, c'est l'autre ". Osmose, conséquence d'une trop grande implication dans la charge.
Bonne chance aux nouvelles bonnes volontés, s'ils s'efforcent de réaliser ce qui est déjà réalisable, en réelle démocratie; pour l'utopie, il sera toujours temps ensuite.


1 commentaire:
Un âge minimum requis pour accéder à la culture ?
Les Temps d’Activités Périscolaires, communément appelés TAP, concernent des activités destinées à permettre aux enfants l’approche des pratiques artistiques, culturelles et sportives. Ils seront mis en place dans toutes les communes à la rentrée de septembre. Véritable casse-tête dans bien des cas aux dires de beaucoup d’élus de communes pionnières en la matière pour l’année scolaire en cours. Mais ce ne sera pas le cas à Kerlaz, me suis-je laissé dire.
En effet, il m’a été rapporté que la tête de liste d’Horizon Kerlaz a d’ores et déjà tout prévu et organisé. L’affaire est entendue on ne peut plus simplement. Les animateurs de l’Ulamir prendront en charge les « grands », tandis que les ATSEM s’occuperont des « petits » . Point n’est besoin de se poser d’autres questions.
Et pourtant, il m’en vient bien quelques unes.
Qui sont les « petits » ?
Quelle formation recevront d’ici-là les ATSEM, si précieuses au sein de l’équipe éducative, afin qu’elles soient à même de mener à bien de tels ateliers ?
Ou considère-t-on que les « petits » doivent se contenter d’activités occupationnelles, au mieux d’une garderie améliorée ?
Qu’en est-il alors des pratiques artistiques et culturelles prônées par les directives ministérielles ?
Quel est l’âge requis pour expérimenter de telles pratiques ?
À Kerlaz, commune rurale, agriculture et culture seraient-elles antinomiques ?
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