jeudi 8 janvier 2009

Huis clos... à double tour




Avant la trève des confiseurs, notre équipe municipale nous a offert une ultime gâterie démocratique et législative.

Au conseil de fin novembre, l’ordre du jour prévoyait un débat sur l’opportunité d’une révision du POS.
Pour des motifs avancés d’affaires personnelles discutables, le maire souhaite un débat (sic) à huis clos, précisant que les deux conditions nécessaires à sa validation sont, premièrement, l’exclusion de toute discussion préalable au vote portant sur celui-ci, et deuxièmement l’obtention de l’unanimité en faveur du huis clos.

Habitué au consensus mou qui règne depuis le début de la mandature, et persuadé sans doute que la pseudo unanimité générale qui approuve ses propositions relève de l’attention studieuse et réfléchie de ses disciples, le maire annonce son intention et ouvre le vote aussitôt, en levant promptement et bien haut le bras.
Hélas une main ne s’est pas levée, et le maire annonce donc le résultat : pas de huis clos faute d’unanimité.
Surpris et chagrinés de cet écart de conduite, le maire et le premier adjoint interrogent le coupable, lequel avoue humblement n’avoir pas compris l’objet du vote (pas surprenant quant on connaît le déroulement ordinaire des conseils) et donc s’est logiquement abstenu.
Le premier adjoint propose alors au maire de relire sa proposition, ce qu’il fait, et tous deux invitent à refaire le vote, ce qui ne rencontre aucune objection. Un second vote est réalisé dans la foulée, et cette fois les godillots sont bien disciplinés; le maire annonce le huis clos et fait sortir les six personnes de l’assistance extérieures au conseil.

Ce n’est pas la première entorse que ce conseil fait à la loi républicaine, mais cette fois on atteint les sommets : après la proclamation publique d’un vote officiel, le maire fait procéder à un nouveau vote, au mépris du premier et de la loi, et pire, avec l’approbation de tous les conseillers.


On pouvait croire ces pratiques réservées aux républiques bananières.
On ignore si une dégustation de bananes a fait suite au conseil... à huis clos, bien entendu.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est assez surprenant car la municipalité fait aujourd'hui ce qu'elle a reproché aux démissionnaires de vouloir faire
étonnant!!!!!!

Anonyme a dit…

Tiens cela me rappelle un comportement situé à un niveau beaucoup plus élevé dans notre pays.

Anonyme a dit…

On a les gouvernants qu'on mérite !
Alors ne soyez pas surpris.

Anonyme a dit…

Ah ces gaudillots qui ont élus un cancre à leur tête,un modèle du genre qu'on ne trouve d'ailleurs qu'à Kerlaz.Petite commune ou la vie municipale n'est que l'affaire du secrétariat de mairie.Ce célèbre notoire, dépassé par la tâche qui lui incombe,aussi à l'aise, dans son langage, que dans la compréhension des dossiers
Bravo mesdames et messieurs les conseillers. Je ne m'étonne plus des démissions qui ont suivies son élection au poste de Maire.Aujourd'hui le costume est bien trop grand pour notre homme mais qu'importe, la petite cité agricole est sauvée par le meilleur d'entre eux(élus) au dire de son 1er adjoint.On peut se demander quel est le niveau intellectuel, des autres conseillers.

Anonyme a dit…

" un citoyen a dit .. "

Je pense que vous mettriez plus d'application à choisir votre vocubalaire, si vous deviez vous nommer !
Hélas, c'est bien connu, les donneurs de leçons sont souvent de tristes sires anonymes.
Je crois quà part occuper l'espace sur ce blog, vos commentaires sont d'une médiocre qualité et il plairait, sans aucun doute, que vous cessiez d'être plus qu'ennuyeux et surtout moins insolent !!!
Votre attitude atteint le parfait ridicule.

Anonyme a dit…

Bonsoir
Merci d'avoir répondu à cet article.Désolé,mais comme moi vous faite parti des tristes sires anonymes. "la vérité blesse". A la lecture de votre réponse,je pense avoir tapé dans le mille.Si ces propos vous font réagir,peut être intégrez vous de près ou de loin ces gaudillots.Alors prenez en pour vous dans la dernière phrase.

Anonyme a dit…

Je me suis déjà nommé,il y a quelques temps, demandant, qu'on en fasse de même.
Hélas, l'anonyme s'est transformé en " prête-nom " ce qui est pire encore !
Je le répète, vous êtes d'une lecture peu recommandable et sauf à vous identifier, je ne répondrais plus à vos sinistres et malsains commentaires.