Conseil municipal convoqué le 18 juillet à 20 h 30. Ouverture de la séance à 20 h 40.
Huit conseillers présents. Ouf ! Le quorum est atteint de justesse. Il faut dire que l’ordre du jour n’était guère alléchant au regard des sollicitations estivales et festives toutes proches, et sans la proximité d’un stage à autoriser pour un attaché territorial, les résolutions à prendre n’imposaient pas l’urgence.
Le premier point de l’ordre du jour était l’institution d’un droit de préemption en zones urbanisables. Monsieur le maire présente la proposition comme une incitation faite aux propriétaires à vendre plus rapidement leurs terrains et rentabiliser la station d’épuration. Suit une discussion assez peu probante quant à l’efficacité de la mesure, notamment en raison de l’impossibilité d’intervention sur le prix des transactions, ce qu’a eu bien du mal à assimiler Madame le quatrième adjoint qui en fin de débat a relancé l’interrogation sur la fixation du prix de cession. On reste perplexe devant cette réaction d’élu plein de compétence et tout proche du maire qui pose une question à laquelle celui-ci a déjà répondu par deux fois, et devant l’étonnement des conseillers ne trouve autre argument que “c’était juste une question”. Cela nous rappelle le regretté Coluche dans son sketch parodique d’un jeu radiophonique. A la suite d’une question indice farfelue, l’animateur demandait au candidat “ à quoi pensez-vous, Monsieur ?” et celui-ci de répondre : “à rien, c’était pour faire avancer le smilblik”. Coluche était un artiste.
Notons également l’intense investissement de Monsieur le maire dans sa tâche, au point d’user naturellement du “je” pour évoquer la commune (“j’achète un terrain” par exemple), dont il est certes le représentant légal, mais dont il n’est jamais que mandataire.
Cette résolution est adoptée par défaut.
Les trois points suivants, peu motivants sont adoptés sans non plus de difficulté.
Le cinquième point portait sur l’adoption de la Charte de gestion des espaces côtiers, élaborée et proposée par le Conseil régional.
Après présentation par Monsieur le maire, la discussion s’étend au Conservatoire du littoral, à l’action du Conseil général et au Parc marin d’Iroise. Madame le deuxième adjoint appelle à la méfiance, pour avoir étudié le projet de ce parc dont la rédaction serait trompeuse, et conteste, dit-elle, non le fond mais la forme, mais avoue à un conseiller qui demande précision n’avoir pas tout lu, et de toute façon “il n’y a rien dedans”. Monsieur le maire conseille de ne pas s’engager et attendre pour voir...
Finalement, le conseil émet un vote favorable, à l’unanimité des suffrages exprimés et pour cette fois réellement exprimés. Il était intéressant de remarquer que compte tenu du grand nombre d’absents (le maximum), la répartition inattendue (aléatoire ?) des procurations a conduit à un résultat possiblement différend de celui du vote par les mandants eux-mêmes.
Le conseil a pris fin à 21 heures 30.
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