C’est l’été ! Ceux qui ont le privilège de recevoir Le Petit Kerlazien dans leur boîte à lettres ont pu s’en rendre compte, car il invite clairement à se mettre au vert, et prendre le soleil.
Prendre le soleil, l’exemple nous vient du conseil municipal qui dans sa photo officielle nous apparaît tout bronzé, quasi tanné par les énergisants rayons qui ne profitent pas qu’à primevère et bouton d’or éclatants.
Mais si le bel habit neuf du Petit Kerlazien est tout de vert paré, ce n’est vraisemblablement pas seulement, on l’imagine, parce que la période estivale invite à se mettre au vert. Sans doute cette verte parure évoque symboliquement la tendre verdeur des jeunes pousses, tout en évoquant dans ce message subliminal la station verte, invite aux citoyens et visiteurs épris de nature et d’écologie, tandis que le titre habillé en gwen ha du sympatise avec les fervents d’authentique bretonnitude. Finement joué, bravo !
L’image du bandeau nous paraît moins évidente. Certes on comprend bien, après les fontaines des éditions de printemps, que le premier retour de l’église en tête du numéro de juin annonce le clocher de la nouvelle mouture, cette fois en gros plan. C’est donc le coeur du message. Mais alors que la contre-plongée nous guide dans les hauteurs célestes, pourquoi diable sommes-nous coupés dans notre élan et privés du sommet ? L’important tient donc dans cette partie médiane et tronquée du clocher, ajourée pour favoriser le mouvement et la propagation des sons de l’organe émetteur, tout bronzé lui aussi, appelant les fidèles.
Cette fois c’est clair : l’angélus nouveau est arrivé !

2 commentaires:
LE BIGOUDEN
-Article d'une compréhension quasi impossible .
Une écriture moins pompeuse profiterait à tous le monde.
A toute fin utile : le terme "contre-plongée" est un terme photographique qui désigne le fait de prendre en photo quelque chose ou quelqu'un de bas en haut.
Ken ur wech all.
Vivement la rentrée civile, après les querelles de clochers des vacances. A ce propos, le Bigouden photographe expert ne devrait pas se montrer aussi avare d’explications pour que tous en profitent. Outre la technique photographique, Il connaît sûrement la raison légendaire qui a amené la coiffe bigoudène à prendre de la hauteur et de la pompe. La royauté avait décapité les clochers bigoudens en répression à la révolte des Bonnets rouges, et en réaction les femmes auraient symboliquement rehaussé leur coiffe du célèbre tube.
Le clocher décapité du Petit Kerlazien n’a sans doute rien de représailles à une hypothétique révolte de bonnets rouges ou roses, mais tout de même prendre pour bannière de l’organe municipal le berceau des cloches, cela laisse songeur.
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