jeudi 10 juillet 2008

Animation estivale

Conseil communautaire, Le Juch, lundi 30 juin à 18 heures.
Après le quart d’heure d’installation, le conseil démarre gentiment et prend sa vitesse de croisière, les différents points à l’ordre du jour sont adoptés comme d’habitude sans que personne n’ait voté ni contre, ni pour. C’est pratique, rapide, et peu consommateur d’énergie, ce qui est bien vu en ces temps difficiles.
La question de l’aménagement de la zone de Lannugat semble passer comme les autres, sans débat et adoption par consensus mou que met à profit le président pour déclarer promptement “adopté à l’unanimité”. Une voix s’élève soudain, celle d’un délégué élu de Douarnenez, qui à la surprise générale, conteste le président “sur le fond et sur la forme”, visant également la commission qui a préparé le sujet. Le point d’achoppement était la nécessité d’acquérir quelque 250 m2 de terrain pour la mise aux normes d’un rond-point.
Sur la forme, le contestataire soupçonne le président et la commission d’arrière-pensées expansionnistes. Un contact “hors champ”, si l’on ose dire, initiative d’un élu qui devait arrondir les angles, aurait au contraire été le catalyseur de cette colère. Protestation du président et d’un membre de la commission, affirmation de leur bonne foi. Intervention alors du maire de Douarnenez, très absorbé jusque là, pour soutenir son poulain déclaré : “je suis allé le chercher parce que c’est un bon !”. Qu’on se le dise !
Sur le fond, la question centrale était la réduction des terres agricoles au bénéfice de l’urbanisation. Cela mérite débat. Mais que vient faire cet acharnement contre un bus urbain supposé circulant à vide ? Que vient faire l’investissement personnel de 700 000 euros proclamé avec insistance ? Les conversations qui suivent égrènent quelques généralités, dont un enterrement affirmé de la pêche... aboutissent à la future déchetterie en passant par les chemins de randonnée, à l’incivilité qui nécessite des barrières, etc. Pour conforter l’intervenant, un autre délégué, agriculteur de son état lui aussi, suggère d’inviter aux futures réunions un technicien de la Chambre d’agriculture, pour avis, tout en insistant sur le fait qu’il ne viendrait peut-être pas...
Cette révolte se conclut par la proclamation par le président, appuyé du maire de Douarnenez, que l’agriculture a trouvé son représentant. Les autres agriculteurs membres du conseil ont dû apprécier... Depuis la presse a rapporté des propos de ce nouveau délégué affirmant, d’une part, qu’il n’y avait pas eu à la communauté de communes de réflexion sur le développement urbain (en rapport avec les agriculteurs) et d’autre part “qu’il n’y avait pas d’agriculteur au conseil municipal de Douarnenez depuis plus de trois mandats”. Que ne s’est-il présenté avant ? mais qu’il ne confonde pas Douarnenez et la communauté de communes, laquelle compte justement depuis des années nombre d’agriculteurs en son conseil, lesquels à défaut de beaucoup investir, se sont peut-être bien investis.
Après ce passionnant débat, Monsieur le maire du Juch, qui recevait en sa mairie, a fort courtoisement convié l’assemblée, élus et non élus, à deviser autour d’un rafraîchissement fort apaisant.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

On vient de recevoir le magazine de la ville et qu’est ce que je vois, notre cher maire dans sa présentation dit : la com-comm “est en marche sous l’impulsion du premier adjoint de Douarnenez, M William Boulic, devenu président”, comme si la com-com l’avait attendu pour exister. Il se prend pour Zorro ma parole, avant lui la cata, avec lui le paradis. on nous prend vraiment pour des imbéciles. Je me demande ce qu’en pensent les élus des autres communes dans cette comm-comm.

Anonyme a dit…

Les élus des autres communes, ils ont l’air de se soumettre à la domination douarneniste, pourtant ils ne sont pas tous nouveaux. Nous à Pouldergat on a bien notre maire qui était déjà à la communauté avant, contrairement aux Douarnenistes (sauf Monique Prévost, ancien maire), mais aujourd’hui on dirait qu’il se plaît avec eux au partage du gâteau sans se préoccuper de sa commune. Heureusement que ça bouge au conseil municipal, peut-être qu’on limitera les dégâts, et qu’ils auront des comptes à rendre. Evidemment Dobeuliou B. se voit déjà à la tête d’une grande ville dont Pouldergat et les autres ne seraient que des quartiers, mais il faudrait pour cela que nous soyons aussi les électeurs directs de la communauté, et ce ne serait peut-être plus les mêmes qui mèneraient.