dimanche 18 mai 2008

Allons enfants...


La municipalité invite la population à se prononcer sur l’implantation future du monument aux morts qui doit être déplacé dans le cadre de l’aménagement du bourg, gros chantier initié par l’ancienne municipalité dont le principal est bouclé mais qui laisse quelque marge de manoeuvre dans son exécution; dont acte, et comme on leur demande leur avis (mais ce nest pas un référendum), souhaitons que les Kerlaziens répondent nombreux.

Nous n’inciterons pas à souscrire à l’une ou l’autre des options proposées mais tenterons simplement d’ouvrir le débat par quelques éléments de réflexion sous l’angle symbolique et sous l’angle architectural.
On l’appelle communément “monument aux morts” et donc on est tenté dans une réponse hâtive de dire que la place des morts est au cimetière. Soit, et il est vrai que tel est déjà le cas de nombreux édifices de ce type, mais les morts invoqués ont déjà pour la plupart leur propre sépulture dans le cimetière, et cela revient en quelque sorte à un double enterrement, les cimetières n’étant qu’en de très rares occasions un lieu de déambulation, limité à l’entretien de bienséance de sa propre concession.
Or l’appellation “monument aux morts” n’est que la version paresseuse de “monument aux morts pour la France” soit “pour la République” qui implique la notion de sacrifice, (consenti ou non d’ailleurs mais c’est un autre débat) et en conséquence ceci mériterait que le monument ad hoc ne soit pas rélégué en quelque endroit discret favorisant l’oubli, mais plutôt là où sa présence et son côtoiement fréquent incitent à la pensée, aussi fugace soit-elle, que nous sommes redevables envers ces hommes de notre liberté actuelle. De plus, comme ils sont morts au nom de la République, il serait assez juste que le monument hommage soit proche de ce qui incarne la République, en l’occurrence la mairie, de sorte que ce soit un appel permanent à la vigilance, d’une part à quiconque se rend en cette maison commune, dautre part à ses locataires qui sont là pour servir la population locale mais aussi la République et ses valeurs.
L’autre aspect à prendre en compte dans le choix de l’emplacement est l’architecture du monument, d’autant qu’il doit être reconstruit à l’identique, étant paraît-il classé monument historique. Il s’agit d’un arc pour le moins étrange, car on se demande quelle en est la façade : le côté plat, uni où sont apposées les plaques portant le nom des victimes, ou l’autre face aux ailes travaillées en creux et reliefs ? La gerbe déposée au pied laisse à penser que la façade principale est de ce côté, mais en ce cas on ignore les personnes célébrées qui sont “cachées” derrière; drôle d’hommage... Par contre le support de drapeau pour les célébrations ainsi que l’inscription en breton d’incitation à la prière (bien que l’on fût depuis longtemps en République, laïque, à la construction de l’édifice) sont du côté des noms (c’est logique), confirmant la façade principale.
Quoi qu’il en soit, un arc architectural, pour être mis en valeur doit s’inscrire dans une perspective (ce qui a peut-être été le cas à son origine) et surtout pas en confinement. Il convient donc d’intégrer cette notion dans le choix de l’emplacement.

Ceci étant, la réponse aux options proposées nécessiterait plus d’éléments quant aux possibilités laissées par le schéma d’aménagement du bourg, tant en ce qui concerne l’espace autour de la mairie que dans le nouveau cimetière dont le problème de l’accès n’est pas réglé.

11 commentaires:

Anonyme a dit…

A quoi cela sert il de payer un maire et ses adjoints si ils ne sont même pas capables de décider d'un endroit pour ce type de monuments
C'est tellement évident surtout qu'il n'y a pas trente six endroits à kerlaz pour le mettre

BIGOUDEN a dit…

(Tous les commentaires doivent être approuvés par l'auteur du blog)
Pas de censure ..tu parles
Mes deux derniers messages en réponse à Anonyme sont passés à la trappe portant ils n'étaient pas injurieux
LE BIGOUDEN

Survivre à Kerlaz a dit…

Cher Bigouden,
Vous avez effectivement deux messages que nous n’avons pas publiés, mais ne brandissez pas ce terme de censure sans mesure, comme ceux qui brandissent le mot “otage” à la moindre gêne que leur occasionne un quelconque mouvement revendicatif, ces mots sont trop chargés de graves réalités pour être galvaudés.
Relisez vos commentaires non publiés. De quoi s’agit-il ?
Votre premier message ne s’adresse pas à “anonyme” mais à un auteur qui a le mérite, dans “Le panier de la ménagère”, de signer de sa véritable identité un commentaire, ce qui est plutôt rare et courageux. Or, dans votre propre commentaire vous l’attaquez sur un verbe qui certes n’est pas dans le dictionnaire, mais qui pour déroutant qu’il soit, ne nuit en rien à la compréhension de l’ensemble du commentaire. Il se trouve que dans vos propres commentaires vous n’êtes pas exempt de fautes. Nous ne vous jetons pas la pierre pour autant, alors avouez que ce ne serait pas très correct de publier votre commentaire, ni pour vous ni pour nous. Vous avez toujours la possibilité de vous adresser directement à l’auteur qui signe, donc que vous connaissez, tandis que l’inverse...
Votre deuxième message s’adresse lui à l’anonyme (une fois de plus : prenez un pseudo !) qui commente “Allons enfants”. Mais vos propos sont absolument sans rapport et vous faites allusion à une devinette qui n’est pas posée, et qui vise à l’identification d’auteurs, donc sans intérêt dans le débat.
Que ceci ne vous arrête pas, vos commentaires seront toujours bienvenus, comme ils l’ont déjà été, tant qu’ils ne s’égarent pas, et croyez bien que nous avons beaucoup de sympathie pour les Bigoudens, les Léonards, les Belges, car nous en comptons de nombreux dans nos relations inter-ethniques.
En toute amitié épistolaire.
PS : Si d’autres commentaires venaient à être bloqués (trois seulement depuis le début), nous ne ferions pas de réponse circonstanciée pour autant, seule la fidélité du Bigouden et l’affection qui nous lie nous commande celle-ci.

Anonyme a dit…

Ce monument mérite d’être mis en valeur, pas pour son architecture, prétentieuse et banale, mais pour appeler au souvenir de tous ces gens sacrifiés dans toutes les guerres.
D’ailleurs il ne porte pas de date, et si les victimes dont le nom est inscrit sont celles de la “dernière” guerre comme on dit (quelle ironie !) il ne faudrait pas oublier l’Indochine, l’Algérie, etc. Guerres de conquêtes, guerres de religion, guerres de colonisation ou refus d’indépendance, “maintien de l’ordre”...
Une gerbe est déposée au pied du monument en ce 8 mai, côté route, sur les quelques marches. Serait-elle moins visible du côté des plaques portant les noms des victimes ? Au cimetière, on ne place pas d’habitude les fleurs et autres hommages derrière les sépultures.
Ce 8 mai, une gerbe a été déposée discrètement, j’ai envie de dire furtivement. De cérémonie, même modeste, point. Il paraît qu’il y a cérémonie et discours lorsqu’il y a office religieux. Evidemment, la carence de prêtres réduit les possibilités. Est-ce là la raison pour laquelle la gerbe est de ce côté, au dos s’il n’y a pas de messe, et devant, côté “priez pour eux” lorsqu’il y en a une ?
Je pense que non, mais les officiels feraient bien d’accorder un peu d’attention à des gestes comme celui-ci qui ne sont pas anodins.
Ce qui me choque, c’est cette assimilation, ou pour le moins association systématique, des cérémonies républicaines et des offices religieux. Leur simultanéité ne me dérange pas, le conditionnement des premières aux secondes est non seulement regrettable, mais anticonstitutionnelle. Nous sommes un état laïque, la moindre des choses serait de le respecter lors d’événements empreints de cette gravité.

Anonyme a dit…

Qui décide, et pour quelles raisons, quand on fait une cérémonie pour les morts à la guerre ? C'est drôle qu'il y a rien eu le 8 mai, contrairement aux communes autour, alors qu'il y a eu en mars, pourtant le monument c'est pour 39-45.

Anonyme a dit…

Réponse à parent de victime
Vous savez, nous avons élu un maire sur la commune qui ne porte que le nom. Cet homme avarre de pouvoir et surtout d'indemnité n'en a rien à foutre des cérémonies,du bien être des habitants, des commerces,etc. Cette municipalité est pire que la précédente et dépourvu d'intelligence.aujourd'hui c'est jour d'élection, une seule liste,pour choisir cinq candidats.Nous pouvons espérer que ceci mettrons le feu aux poudres, et peut être remettre en cause son mandat.
le militant

Anonyme a dit…

A l’anonyme
Sur le début de votre remarque, je suis tout à fait d’accord, par contre je ne partage pas votre optimisme pour la deuxième partie : les candidats, qu’ils soient élus maintenant ou dans 8 jours, car on ne sait jamais, on pourait en avoir d’autres si ceux-ci ne passent pas aujourdhui, ne feront pas la révolution, d’autant que si ce sont ceux d’aujourd’hui, ils sont à la solde des élus en place et de toute façon, à 5 contre 10, je ne vois pas comment ils remettraient les choses en bon état.

BIGOUDEN a dit…

Bigouden - en réponse au commentaire d'anonyme du 25 mai
Cette personne signe maintenant son commentaire par"le militant"
Mais de qu'elle cause? celle du dénigrement,ou de la calomnie ?
Gast attention ...anonyme votre tension monte....attention de péter un plomb !!!!!!
le bigouden

Anonyme a dit…

Réponse à anonyme du 25 mai
Pour le maire je confirme que les habitants de Kerlaz ne sont pas du tout sa préoccupation. Il faudrait qu’il commence par prendre des cours de politesse et de savoir vivre. Il a très vite oublié qu’il était « élu » de tous les administrés. Cela lui écorcherait la main ou la bouche de dire BONJOUR , ce qui serai un minimum.
Par contre le jour des élections Mr le maire avait mis ses beaux habits du dimanche.
Eh oui le «PARAITRE»

Anonyme a dit…

Cher bigouden
Mis à part commenter les écrits des autres participants de ce blog, en bien ou en mal, vous ne vous mouillez pas beaucoup, pour faire valoir vos idées. Peut être, en êtes vous en manque, ou peut être l'engagement réprobateur, de la vie politique communale ne vous convient pas, et dans ce cas, faut peut être pas être si critique, "docteur"

Anonyme a dit…

Mesdames et messieurs les conseillers municipaux
Vous avez élu un maire. Comment se fait il que vous vous soyez mis dans cette situation,pour le moins inconfortable, voir embarrassante?
Certains d'entre vous se sont ils laissés influencer par un poste d'adjoint en contre partie de sa nomination?
Votre démarche était elle personnelle ou motivée, pour son élection ?
Vous avez été élus sur un programme novateur, qui représentait le changement, de municipalité, du moins on y croyait?
Votre démarche, néophyte pour la plupart d'entre vous, animés je le suppose par les conseillers sortants, vous ont conduit à une distribution de postes à responsabilité, indigne du programme sur lequel vous avez été élus.
Comment se fait il que le jour de l'élection du maire il y avait trois démissionnaires de votre liste?
Tout cela sème le doute,et la désapprobation dans nos esprits, avec beaucoup d'incompréhension.
Il vous appartient, mesdames et messieurs les conseillers d'être attentif, et à l'écoute de la volonté de la population, de pas vous laisser aller, dans l'incapacité de changer la redistribution des postes à responsabilités, de cette commune...«... Oui c' est possible...». Ensemble, en ayant la majorité du conseil municipal,(huit voix) cette situation peu changer. Les cinq nouveaux élus j'ose espérer ne serons pas la que pour boucher les trous, en étant à la botte, des responsables de notre municipalité. Avec vos collègues élus,et qui ne soutiennent, pas le maire,...«... il y en a...» nous comptons sur vous pour faire changer cette situation!Bonne chance à vous pour ce revirement de tendance.
NDLR : commentaire “modéré”