Nouvelle représentation
D’emblée l’atmosphère était lourde; ce qu’a certainement perçu l’invité. Le malaise ou mal-être, perdura, chacun s’efforçant de le masquer à sa manière : petits rires de façade, sérieux étudié, interventions désordonnées, mutisme pesant.
Malgré le rodage, le ballet d’introduction -petits papiers petites enveloppes, petits bâtons, petits tas- connut quelques dissonances: distraction? indications mal formulées? ou mal comprises?
Puis la méconnaissance du texte devint évidente. Nul ne connaissait l’auteur du premier acte. Les modifications hâtives apportées par l’assistant du metteur en scène n’y changèrent rien, hormis l’opportunité saisie par les plus ambitieux de se mettre en lumière.
Pour le deuxième acte, les auteurs avaient sans doute été pris de court, car le texte n’avait même pas été distribué. La confusion fut donc totale. Tentant de sauver la mise, certains acteurs s’emberlificotèrent dans les répliques.
Le clou du spectacle fut un grand moment d’’improvisation déclenchée, malgré lui, par le metteur en scène, et où une voix s’éleva au dessus des autres, claire, nette, presque tranchante. Il ne lui manquait que la robe rouge du procureur.
Enfin, il est à noter que quelques cours de diction seraient des plus profitables à plusieurs membres de la troupe.
Médusé par tant d’amateurisme, le public tardait à se lever, ce qui provoqua sur scène quelques remous d’impatience.
Le plumitif
Le plumitif

2 commentaires:
texte de journaliste non ???
A l’anonyme récalcitrant : Nous publions ce commentaire, qui n’en n’est pas vraiment, à titre d’exemple de ce qu’il faut éviter, pour deux raisons (comme déjà expliqué dans le commentaire du 20/04 à 17 h 13, article Le panier...) : c’est “signé” anonyme, alors qu’un pseudonyme garantit aussi bien l’anonymat, ensuite il ne s’agit que d’un début de réflexion personnelle, pensée fugitive intime qui n’amorce aucun débat.
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